Quels
sont les temps de travail comptabilisés
dans la durée légale ?
Quelles sont les
durées maximales de travail ?
Synthèse
Fixée à
35 heures hebdomadaires pour toutes les entreprises
quel que soit leur effectif, la durée légale
du travail effectif est une durée de référence,
un seuil à partir duquel sont calculées
les heures supplémentaires. Il ne s'agit
ni d'une durée minimale (les salariés
peuvent être employés à temps
partiel), ni d'un maximum : des heures supplémentaires
peuvent être accomplies dans le respect
des durées maximales au-delà desquelles
aucun travail ne peut être demandé.
A savoir
Dans certains secteurs, comme l'hôtellerie
et la restauration, s'applique une durée
dite d'équivalence. Une durée de
travail supérieure (par exemple : 39 heures)
est considérée comme équivalente
à la durée légale (35 heures).
Dans ce cas, le calcul des heures supplémentaires
se déclenche après la 39e heure
de travail et non la 35e heure.
Fiche détaillée
Quels sont les
temps de travail comptabilisés dans la durée
légale ?
Le temps de travail
effectif
Entre dans le calcul de la durée légale
du travail, le temps de travail effectif, c'est-à-dire
toute période pendant laquelle le salarié
est à la disposition de l'employeur, dans
l'obligation de se conformer à ses directives
sans pouvoir se consacrer librement à des
occupations personnelles. S'ils répondent
à ces critères, les temps de restauration
et de pauses sont considérés comme
temps de travail effectif.
Sauf disposition contraire d'une convention ou d'un
accord applicable à l'entreprise, ne constitue
pas un temps de travail effectif celui consacré
à l'habillage et au déshabillage.
Toutefois, lorsque le port d'une tenue de travail
est imposé par la réglementation,
le règlement intérieur de l'entreprise,
une convention, un accord collectif ou le contrat
de travail du salarié, le temps qui y est
consacré - s'il se déroule dans l'entreprise
ou sur le lieu de travail - doit faire l'objet de
contreparties au bénéfice des salariés
: repos, primes...
Le temps de déplacement professionnel pour
se rendre sur le lieu d'exécution du contrat
de travail n'est pas un temps de travail effectif.
Toutefois, s'il dépasse le temps normal de
trajet entre le domicile et le lieu habituel de
travail, il doit faire l'objet d'une contrepartie
soit sous forme de repos, soit financière,
déterminée par convention ou accord
collectif ou, à défaut, par décision
unilatérale de l'employeur prise après
consultation du comité d'entreprise ou des
délégués du personnel, s'ils
existent. La part de ce temps de déplacement
professionnel coïncidant avec l'horaire de
travail ne doit pas entraîner de perte de
salaire.
Les heures d'équivalence
Dans certaines professions (santé, médico-social...),
des salariés peuvent être soumis
à un temps de travail - comportant des
temps d'inaction - dépassant la durée
légale du travail mais assimilé
à celle-ci. Ainsi, par exemple, la durée
hebdomadaire du travail peut être fixée,
compte tenu du régime d'équivalence,
à 38 heures qui seront décomptées
comme 35 heures.
Les heures d'équivalence sont rémunérées
conformément aux usages ou aux accords
étendus applicables à l'entreprise.
La durée équivalente (par exemple
38 h) est le seuil de déclenchement des
heures supplémentaires.
Le régime d'équivalence pour une
profession ne peut être mis en place que
par décret en Conseil d'État ou
par décret simple après conclusion
d'une convention ou d'un accord de branche.
Les astreintes
Ce sont les périodes pendant lesquelles
le salarié, sans être à la
disposition permanente et immédiate de
l'employeur, a l'obligation de demeurer à
son domicile ou à proximité afin
d'être en mesure d'intervenir pour effectuer
un travail.
Les astreintes sont organisées par convention
ou accord collectif ou, à défaut,
à l'initiative de l'employeur. Dans tous
les cas, elles doivent donner lieu à des
compensations financières ou à des
repos.
L'astreinte sans intervention est décomptée
dans les durées minimales de repos quotidien
et hebdomadaire. En revanche, les périodes
d'intervention constituent un temps de travail
effectif comptabilisé à ce titre
dans la durée du travail.
Quelles
sont les durées maximales de travail ?
La durée légale du travail peut
être dépassée dans le cadre
de la réglementation sur les heures supplémentaires.
Sauf autorisation de l'inspecteur du travail,
la durée du travail des travailleurs âgés
de moins de 18 ans ne peut dépasser la
durée légale du travail.
Toutefois, il existe des durées maximales
au-delà desquelles aucun travail effectif
ne peut être demandé. Ces durées
maximales de travail s'imposent également
au salarié qui cumule plusieurs emplois.
Sauf dérogation, les durées maximales
sont fixées à
| 10 heures
par jour |
| 48 heures
par semaine |
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44 heures
en moyenne sur une période de 12
semaines consécutives. En outre,
les salariés doivent bénéficier
d'un repos quotidien de 11 heures au minimum
et d'un repos hebdomadaire de 24 heures
consécutives auquel s'ajoutent les
heures de repos quotidien.
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L'employeur est tenu d'accorder
au moins 20 minutes de pause lorsque le temps de
travail quotidien atteint 6 heures.
Source :
http://www.travail.gouv.fr/rubrique.php3
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