Le territoire des îles Wallis et Futuna constitue
un archipel de trois îles principales : Wallis, Futuna et
Alofi.
Situées entre les îles Fidji à l'ouest, les
iles Samoa à l'est et les îles Tonga au sud-est, elles
appartiennent à l' Océanie polynésienne. Plus
de 2. 000 km les séparent de la Nouvelle-Calédonie.
Le climat est de type équatorial.
L'île de Wallis (Uvéa est le nom polynésien
donné à l'île par ses habitants) à 200
km au nord-est de Futuna, d'une superficie de 96 km², porte
le nom du premier marin qui la découvrit en 1767, le Capitaine
Samuel WALLIS.
Futuna (64 km²) et l'îlot voisin d' Alofi (51 km²),
séparés par un chenal de 2 km, furent découverts
en 1616 par des navigateurs hollandais. Ils leur donnèrent
le nom des "îles Horn". Ces îles au relief
volcanique et aux côtes très découpées,
protégées par une ceinture de récifs, sont
difficiles d'accès par la mer. Toutefois, l'Anse de Sigave
permet aux bateaux d'y mouiller en toute tranquillité.
Le chef du territoire, administrateur supérieur du territoire,
a le rang de préfet.
Climat
De type équatorial, le climat de Wallis et Futuna est composé
de deux saisons :
Une saison sèche davril à octobre
avec une température moyenne de 30 °.
Une saison pluvieuse de novembre à mars avec une température
moyenne de 31 °. Cest lépoque du passage
des cyclones, des orages fréquents et des pluies torrentielles,
surtout sur les versants exposés aux alizés. haut de page
Géographie
Le territoire des îles Wallis et Futuna comprend trois îles
principales : Wallis, Futuna et Alofi (au sud-est de Futuna).
Cernées par une côte escarpée, ces îles
volcaniques possèdent un relief accidenté, des plateaux
découpés de 400 mètres de hauteur. Wallis est
une île vallonnée dont le point le plus élevé
se situe à 151 mètres daltitude.
Les rivières, nombreuses à Futuna, rares et temporaires
à Uvea, sont à sec davril à octobre,
puis débordent soudainement pendant la saison humide. haut de page
Population
La population au recensement de 2003 : 14.944 habitants
34 % de la population vit à Futuna.
Il faut noter limmigration massive de cette population vers
la Nouvelle-Calédonie : 17.563 Wallisiens et Futuniens sont
installés dans la région de Nouméa au recensement
de 1996, ce qui correspond aujourdhui 9 % de la population
totale de la Nouvelle-Calédonie. haut de page
Histoire
Peuplée de Polynésiens en provenance des Iles Tonga
pour Wallis et des Samoa pour Futuna, les deux îles, visitées
par des navigateurs au XVIIème siècle, ne connaissent
pas de présence européenne notable avant le XIXème
siècle et limplantation de missions catholiques. Les
trois royaumes dUvéa, dAlo et de Sigave signent
un traité de protectorat avec la France, ratifié en
1887.
Utilisées par les Etats-Unis comme base avancée pendant
la Seconde Guerre Mondiale, Wallis et Futuna choisissent de devenir
Territoire dOutre-mer par référendum en 1959.
Le statut du territoire est fixé par la loi du 29 Juillet
1961.
- Brève histoire du peuplement de lOcéanie
Les données les plus récentes de larchéologie,
associée à des recherches en linguistique et en génétique,
attestent que les migrations humaines de lAsie vers lOcéanie
se sont déroulées sur 50.000 ans.
Cest tout dabord, il y a 40.000 ans, lAustralie
qui accueille ses premiers habitants - les Aborigènes daujourdhui
alors quelle est encore soudée à lactuelle
Nouvelle-Guinée. Le niveau de la mer étant plus bas
quaujourdhui du fait de la période glaciaire,
de nombreuses portions de terre alors émergées permettaient
la circulation des populations humaines, ainsi dailleurs que
des animaux et des plantes.
Séparée du continent australien au
septième millénaire avant notre ère, lactuelle
Nouvelle-Guinée accueille, il y a environ 10.000 ans, des
cultivateurs de taros qui ont vraisemblablement introduit le porc
dans la région, à partir de leur lieu de dispersion,
lAsie du sud-est.
Les ancêtres des Océaniens insulaires actuels ont,
au cours des quatre derniers millénaires, fait souche sur
les divers archipels du Pacifique, encore vierges de toute présence
humaine. Ces migrants plus récents ont implanté leur
civilisation de lIndonésie à lîle
de Pâques et jusquà Hawaï. Ils appartiennent
à une même famille linguistique et culturelle, celle
des Austronésiens, qui est aujourdhui répartie
en trois grands groupes géographiques dans le Pacifique :
les Polynésiens à lest, les Micronésiens
au nord-ouest et, plus au sud, les Mélanésiens.
- Les institutions coutumières
Une spécificité du territoire : trois royaumes dans
la République.
Si le territoire forme une entité administrative, lorganisation
coutumière, respectée par la République, distingue
trois royaumes : celui dUvéa à Wallis et ceux
dAlo et de Sigave à Futuna qui se confondent avec les
circonscriptions administratives.
A Uvéa, le roi (hau), qui porte le titre de
LAVELUA, est le chef de la hiérarchie coutumière.
Il est assisté dun Premier ministre (Kalae-Kivalu)
et de cinq ministres : Mahe Fotuaika, chargé de l'environnement
et des affaires maritimes ; Ului Monua, chargé de l'agriculture
; Kulitea, chargé de la justice et de la culture ; Fotua
Tamai, chargé de la santé ; Mukoi Fenua, chargé
de la jeunesse. Le conseil des ministres est assisté du Pului'Uvéa,
chef de la police.
Le LAVELUA nomme sur proposition de la population, les chefs de
district, appelés " faipule " qui ont eux-mêmes
autorité sur les chefs de village, les " Pule Kolo ".
Ces derniers, qui peuvent lever les corvées dintérêt
général, sont plébiscités ou destitués
par la population au cours dassemblées générales,
dites " fono " qui ont lieu le dimanche dans une case
commune appelée " fale fono ".
A Futuna, l'île est divisée en deux royaumes : Sigave
et Alo qui comprennent au total 15 villages :
- Alo : Malae, Taoa, Ono, Kolia, Alofi, Poï, Vele, Tamana,
Tuatafa ;
- Sigave : Leava, Nuku, Vaisei, Fiua, Toloke, Tavai.
Chaque roi (sau) est détenteur de l'autorité coutumière
pour son royaume. Le Tuiagaifo à Alo et le Tui'sigave à
Sigave sont assistés de 5 ministres appartenant à
des villages différents, d'un chef de cérémonies
et d'un chef de la police.
Il est à noter que le roi de Sigave qui porte actuellement
le titre de Tui'sigave, peut porter également celui de Tamolevai,
Keletaona ou Safoka, selon la famille à laquelle il appartient.
Dans les deux royaumes, les chefs de villages sont désignés
par un conseil des anciens. haut de page
Statut
La loi n° 61-814 du 29 juillet 1961 "garantit aux populations
du territoire le libre exercice de leur religion, ainsi que le respect
de leurs croyances et de leurs coutumes tant qu'elles ne sont pas
contraires aux principes généraux du droit..."
(art. 3).
Le territoire est représenté au Parlement de la République
par un député et un sénateur. Une personnalité,
désignée par le Gouvernement, siège au Conseil
économique et social.
L'économie de ce Territoire, restée
traditionnelle, est assez peu monétarisée. La majeure
partie des productions est autoconsommée et les échanges
demeurent limités. Les principales activités sont
l'agriculture et l'élevage principalement porcin et avicoles
(poulets de chair et ufs). La pêche, qui a fait l'objet
d'importants efforts de la part des pouvoirs publics, ne suffit
pas encore à couvrir l'ensemble de la demande locale mais
devrait bénéficier à moyen terme dune
amélioration des conditions, de son développement
avec la construction programmée dun port de pêche.
La forêt, surexploitée, dans le passé, a fait
l'objet de programmes de reboisement qui porteront leur fruit prochainement.
Pêche
Le lagon de Wallis, de dimension modeste, est une zone de pêche
dont lexploitation devra être maîtrisée
pour en garantir la durabilité.
Seule la pêche de type artisanal est pratiquée dans
l'archipel. Les pêcheurs (environ 350) utilisent la ligne
ou le filet mais aussi le fusil sous-marin et la sagaie. Les produits
de cette activité, effectuée à bord des pirogues
ou des bateaux à moteur, sont estimés entre 200 et
300 tonnes par an et sont autoconsommés en totalité
par la population de ces îles. Ce tonnage ne suffit dailleurs
pas entièrement à la demande locale.
La collecte de trocas, coquillage utilisé pour la fabrication
de boutons, est une des rares activités économiques
procurant des devises au territoire (exportation vers lItalie).
Malgré le peu de résultats des différentes
mesures passées de soutien à la filière pêche
artisanale, limportance de la zone économique exclusive
(ZEE) du territoire (266.000 km²), devrait permettre le développement
dune flotille de pêche hauturière que la construction
prochaine dun port de pêche devrait faciliter. haut de page
Agriculture
A Wallis et Futuna, le développement de l'agriculture rencontre
de nombreux handicaps : à la faible superficie de l'archipel,
au relief accidenté, dans le cas de Futuna, il faut ajouter
le mode traditionnel de culture alternant deux ou trois ans d'exploitation
et une longue période de jachère, le statut foncier
coutumier qui rend pratiquement incessibles les parcelles cultivables
en raison du nombre élevé des ayants droit et, enfin,
dans une moindre mesure, l'appauvrissement des sols.
La surface agricole utile se situe entre 0,25 et 0,50 hectare par
famille. Ces conditions permettent difficilement, à la production
agricole, de couvrir les besoins en produits vivriers (taros, igname,
manioc, bananes, fruits et noix de coco) pour lautosubsistance.
La majeure partie des produits frais de consommation de type occidental
(fruits et légumes) est importée par voie aérienne
ou maritime d'Australie, de Nouvelle-Zélande et de Nouvelle-Calédonie.
L'élevage porcin est en progression et un nombre croissant
d'éleveurs construisent des porcheries avec leurs propres
moyens, souvent modestes. On recense actuellement une trentaine
d'élevages de ce type à Wallis, trois seulement à
Futuna. L'archipel compte près de 30.000 porcs, ce qui laisse
loin derrière l'élevage bovin très peu implanté
avec une cinquantaine de têtes. Lobjectif majeur de
cet élevage porcin réside dans lusage des animaux
dans le cadre de cérémonies coutumières.
Au cours de ces dernières années, des élevages
de poulets de chair et de poules pondeuses se sont développés
mais la production d'ufs reste encore insuffisante pour satisfaire
la demande locale, et se heurte à la concurrence des produits
dimportation de moindre qualité. haut de page
Forêt
Les forêts de Wallis et Futuna souffrent des conséquences
du défrichement agricole et des nombreux feux de brousse.
Seule Alofi, une des îles de l'archipel de Futuna, possède
encore un massif forestier relativement préservé que
lexploitation de bois duvre menace cependant.
Les produits de la forêt qui servent à la production
de bois duvre et de charpente (poteaux, embarcations)
et de bois de feu viennent désormais à manquer. Le
service de l'économie rurale, de la pêche et de l'artisanat
(SERP) a, au cours des trente dernières années, soutenu
une action de reboisement. L'année 1994 a été
marquée par l'importance des reboisements puisque plus de
90 hectares ont été plantés en pins des Caraïbes
sur l'ensemble du Territoire. haut de page
Artisanat
L'artisanat, essentiellement pratiqué par les femmes, est
une des rares ressources économiques de Wallis et Futuna.
Les produits jadis utilitaires et encore employés lors des
cérémonies coutumières se sont, depuis l'ouverture
du territoire vers l'extérieur, transformés en articles
décoratifs. Les tapas, sorte de panneaux réalisés
à partir de l'écorce battue du "tutu" (mûrier
à papier) et décorés avec des peintures végétales
sont très prisés dans le Pacifique. On confectionne
aussi des nattes unies ou polychromes, des objets en vannerie et
des colliers de coquillages. Cette production, qui fait vivre 300
personnes, est exportée vers Nouméa et Tahiti.
Lartisanat de Wallis et Futuna souffre cependant d'un manque
de débouchés et de la concurrence des pays étrangers
comme Fidji ou Samoa qui peuvent assurer une production plus importante
et à des prix plus compétitifs. Presque chaque village
possède maintenant son atelier de fabrication dobjet
dartisanat. Cette activité permet damener dans
les foyers quelques ressources non négligeables. Pourtant,
malgré les efforts des associations, le développement
de ce commerce bute sur les coûts d'acheminement vers lHexagone
et l'Europe qui rendent difficile sa commercialisation.
La sculpture sur bois compte aussi quelques artisans de talent qui
ont peine à satisfaire la demande locale. haut de page
Commerce
Le secteur commercial est toujours aussi dynamique et représente,
pour lannée 2001.
28 % des patentes souscrites.
Il convient de distinguer les gros importateurs, à la fois
grossistes et détaillants, des petits commerces de proximité.
Les premiers sont généralement installés depuis
plusieurs années et ont développé progressivement
leur activité. Ils bénéficient dune clientèle
régulière et sont assurés de débouchés
stables.
A Wallis, on compte trois importateurs de matériaux
de construction et quatre importateurs de produits alimentaires
qui se partagent le marché de la grande distribution.
A Futuna, quatre entreprises se partagent lessentiel du marché.
La consommation des ménages augmente sous
leffet dune monétarisation croissante de la population
et des facilités de paiement accordées par les commerçants.
Laccroissement du pouvoir dachat des ménages
se manifeste par une évolution des modes de consommation
: louverture en 2002 du premier centre commercial de larchipel
en est une illustration.
Certains créneaux, tels la vente de véhicules, en
sont les premiers bénéficiaires. Ainsi, les achats
de véhicules portent de plus en plus sur des voitures neuves. haut de page
Tourisme
Lactivité touristique est encore très peu développée
sur le territoire. Les îles Wallis et Futuna sont isolées,
peu connues et très éloignées des marchés
émetteurs ou même des relais que pourraient constituer
larchipel des Fidji (à 800 km), la Polynésie
Française (à 2.800 km) et la Nouvelle-Calédonie
(à 2.100 km).
Cependant, le territoire possède quelques atouts. En premier
lieu, son authenticité par le mode de vie encore très
traditionnel de ses habitants et des manifestations coutumières
nombreuses. Dautre part, un certain nombre de sites naturels
attrayants et bien préservés, lacs de cratère,
îlots et lagons à Wallis, forêts et plages dAlofi
Enfin, le patrimoine culturel est relativement riche, forts et sépultures
tongiens à Wallis, site du Père Chanel (canonisé
en 1954) à Poï (Futuna).
Mais ces atouts ne sont pas encore exploités et trop peu
dactivités peuvent être proposées à
déventuels touristes, mais on peut signaler à
Wallis un golf à 6 trous, un club de plongée et un
aéro-club (3 ULM). haut de page
Transports
Le Territoire des îles Wallis et Futuna est desservi régulièrement
par trois compagnies maritimes, la Compagnie Moana navigation (CMN,
à laquelle a succédé Moana Shipping en 2001,
siège à MataUtu), la Pacific Direct Line (PDL,
siège à Auckland, N-Z) et la SOFRANA (la Sofrana fait
une rotation tous les 25 jours). Ces deux premières compagnies
ont un accord de partenariat commercial pour le transport de fret
et utilisent le Southern Moana (tous les 20 jours).
Au total, 33 touchées de navires ont été recensées
à Wallis en 2001. Sauf exceptions, tous les navires de commerce
touchant Wallis passent également par Futuna.
Lextrême éloignement et isolement
du Territoire confère à sa desserte aérienne
une importance vitale. Cette desserte, extérieure et intérieure,
est actuellement assurée par une seule compagnie, Air Calédonie
International (AIR CALIN).
Le territoire est desservi par un aérodrome international
situé dans le district de Hihifo, au nord de Wallis.
Bien que le nombre de mouvements davion soit encore en recul
(11 vols en moins par rapport à 2001), le nombre de passagers
est en légère augmentation (+ 1 % en 2000).
Lîle de Futuna est desservie par laérodrome
territorial de la Pointe Vele, comportant une piste en herbe de
1100 mètres.
Le nombre de vols intérieurs a sensiblement augmenté
en 2001 (+ 11 %), permettant le déplacement entre les deux
îles de 11 641 passagers.
Enseignement
Compétence de lEtat, lenseignement est placé
sous lautorité dun vice-recteur. Le taux de scolarisation
sélève à 40 % de la population recensée.
Les enfants scolarisés vont en classe jusquà
14 ans dans près de 100 % des cas. La scolarisation élémentaire
est assurée à 90 %.
Lenseignement primaire public est concédé à
la Mission catholique qui accueille plus de 5.200 enfants.
Lenseignement du second degré, de statut entièrement
public, présente la particularité de dispenser un
enseignement de la langue wallisienne et la catèchèse
pour tenir compte du particularisme local.
Il existe sur le territoire un lycée, plusieurs collèges
qui dispensent un enseignement général, technologique
et professionnel, ainsi que le CETAD (Centre dEnseignement
Technique Adapté au Développement). haut de page
Santé
La santé est entièrement publique et prise en charge
par lEtat. Le Territoire est doté à Wallis dun
hôpital de 60 lits.
A Futuna, un hôpital de 21 lits et deux dispensaires offrent
chacun des lits dhospitalisation pour les accouchements et
les malades légers. Les malades nécessitant des soins
plus importants sont transférés à Wallis, en
Nouvelle-Calédonie ou en Australie.
Aucune maladie tropicale nest à signaler dans larchipel
et aucune vaccination nest exigée pour entrer sur le
territoire. Des épidémies de dengues (transmises par
le moustiques) ont été signalées, mais cette
maladie ne provoque habituellement pas ici les complications connues
en Asie du sud-est. haut de page
Social
Il existe une caisse locale de retraite créée en 1979,
mais aucun organisme de protection sociale générale
c'est la raison pour laquelle l'ensemble des prestations médicales
sont assurées gratuitement au profit de toutes les catégories
de la population. De plus, lEtat prend en charge, depuis 1981,
laide aux personnes âgées.
Le SMIG mensuel sélève à 66.725 F CFP,
soit 559,16 euros. haut de page
Médias
Le quotidien de Nouméa "Les Nouvelles Calédoniennes"
diffuse, deux à trois fois par semaine, quelques articles
sur le territoire, essentiellement pour linformation de limportante
colonie wallisienne résidant en Nouvelle-Calédonie.
Le service public de la radio télévision est assuré
par RFO (réseau France outre-mer) qui diffuse un seul canal.
Elle retransmet des programmes de TF1, France 2, France 3 et Arte
en direct ou en différé.
Wallis et Futuna produit quotidiennement un Journal Télévisé
(le samedi en wallisien) ainsi que des magazines de proximité.
RFO radio émet quotidiennement un programme local trilingue
(français, wallisien et futunien).
L' hebdomadaire bilingue dinformation nommé
"Fenua Magazine" créé en 2002 pour remplacer
le " Te Fenua Fou " a cessé de paraître.
Décalage
horaire
Le décalage horaire est + 10 h en hiver et + 11 h en été.
Exemple : en hiver, lorsquil est 07 h 00 à Paris, il
est 17 h 00 à Mata'Utu. haut de page
Téléphone
Pour joindre Wallis et Futuna, composer le 00. 681 + les 6 chiffres
de votre correspondant. haut de page
Monnaie et Banques
Le privilège de lémission appartient à
lInstitut dEmission dOutre-Mer, établissement
public de lEtat.
Lunité monétaire à Wallis et Futuna est
le Franc Pacifique lié à leuro ( 100 francs
CFP = euros).
Le système bancaire des îles Wallis et Futuna est peu
développé. Il comprend actuellement deux institutions
financières, dont une banque, le Trésor Public (qui
a assuré plus de service bancaire aux particuliers depuis
juillet 2002) et lAgence Française de Développement.
La Banque de Wallis-et-Futuna (BWF) créée
en 1991, dont le siège est Wallis et au capital social de
445 millions de F CFP. La Banque Nationale de Paris Nouvelle-Calédonie
détient 51 % de son capital et en assure la direction. La
BWF emploie huit personnes à plein temps.
LAgence française de développement (AFD) accorde
des prêts à long terme à lhabitat et à
léconomie.
Loffre de services bancaires est réduite. haut de page
Animaux domestiques
Conformément à la réglementation en vigueur
en Nouvelle-Calédonie (point de passage obligé des
animaux avant l'entrée sur le territoire de Wallis et Futuna,
seuls les animaux de plus de 9 mois, tatoués :
vaccinés contre la maladie de Carré et la parvovirose
pour les chiens et contre le coryza et la panleucopénie infectieuse
pour les chats,
vaccinés contre la rage depuis plus de 6 mois, ayant un titre
sérique supérieur à 0,5 Ul/mI vis-à-vis
des anticorps neutralisant le virus rabique, épreuve exécutée
depuis plus de 3 mois et moins de 2 ans par un laboratoire officiellement
reconnu, nétant pas sous le coup dune surveillance
vétérinaire obligatoire et étant restés
continuellement au cours des 6 derniers mois dans un pays membre
de lUnion européenne,
seront admis directement en Nouvelle-Calédonie, puis à
Wallis et Futuna, où ils subiront une quarantaine dun
mois minimum.
Les animaux ne répondant pas aux conditions précédentes
sont soumis à une quarantaine préalable de 6 mois
dans un pays indemne de rage.
De plus :
Limportation des animaux ne peut se réaliser que sur
des vols arrêtés par le service vétérinaire
et de la protection des végétaux (un vol par mois
en moyenne) ;
Les frais de quarantaine pour un mois sélèvent
à 65.000 FCFP, soit approximativement 548,82 euros (soit
3.600 FF).
Texte de références :
Délibération n° 235/Cp du 27 mai 1993 relative
à limportation de carnivores domestiques en Nouvelle-Calédonie