La Nouvelle Calédonie

Présentation
Géographie
Climat
Histoire
Population
Comprendre la société mélanésienne
Organisation administrative
Coopération régionale

Société
Enseignement
Formation Professionnelle
Santé
Social
Passeport Mobilité
Une biodiversité unique
Vie Culturelle
Desserte aérienne

Vie pratique
Formalités d'entrée sur le territoire
Décalage horaire
Téléphone
Electricité
Monnaie
Jours fériés
Animaux domestiques

Vidéo : La Nouvelle Calédonie - (France3)

GUIDE DU VOYAGEUR POUR LA NOUVELLE CALEDONIE


Présentation

Située dans le Pacifique occidental, la Nouvelle-Calédonie, qui a une superficie de 18.575 km², fait partie de l'ensemble mélanésien. L'archipel comprend la Grande-Terre, deux fois grande comme la Corse (400 km de long sur 50 km de large), les quatre îles Loyauté (Ouvéa, Lifou, Tiga et Maré), l'archipel des îles Belep, l'île des Pins et quelques îlots lointains. La zone économique exclusive couvre 1,4 millions de km² (soit la moitié de la superficie de la mer Méditerranée).

Nouvelle Calédonie - Baie d'Ouvéa - Ile Tiga - Ile des Pins - Ile Ouen - Nouméa - Mont Panié - Mont Humboldt - Massif du Kouakoué

Géographie
La Nouvelle-Calédonie présente une grande variété de paysages.
L'île principale, appelée la Grande Terre, est traversée du Nord au Sud par une chaîne de massifs montagneux dont les sommets atteignent souvent plus de 1.000 mètres et culminent parfois à plus de 1.600 mètres (Mont Panié, Mé Mayoa, Mont Humboldt, massif du Kouakoué). Cette chaîne centrale coupe l'île en deux régions distinctes : la côte Est, avec des vallées profondes et luxuriantes, la côte Ouest, plus découpée, avec des plaines propres à la culture et à l'élevage surplombées par des massifs riches en minerais.
La Grande Terre se prolonge par de petites îles isolées comme l'île des Pins, au Sud (plateau argileux de 180 km²), ou l'archipel des Belep (220 km²) dans le lagon nord. Au nord s'étendent les atolls coralliens de Huon et Surprise (récifs d'entrecasteaux).
Les îles Loyauté (1 981 km²), d'origine corallienne, ont un relief plat.
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Climat
La Nouvelle-Calédonie jouit d'un climat tempéré que l'on pourrait qualifier de "tropical océanique".
Le climat est tempéré et ensoleillé.
Il existe deux saisons :
- la saison chaude (mi-novembre - mi-avril) : également saison cyclonique, avec des températures allant de 25 à 27°C
- la saison fraîche (mi-mai - mi-septembre) : plus sèche et avec des températures qui diminue de 20°C à 23°C le jour.
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Histoire
Les plus anciennes traces archéologiques attestent d’un peuplement de la Nouvelle-Calédonie dès 1300 avant JC (période de Koné), encore que divers indices, comme la diversité linguistique de la Grande Terre ou les tumulus de l’Ile des Pins, laissent envisager des origines encore plus reculées.

En 1774, James Cook est le premier Européen à découvrir la Nouvelle-Calédonie, visitée l’année suivante par La Pérouse. Et c'est le 24 septembre 1853 que l'amiral Fébvrier-Despointes prend possession de l'île au nom de la France. La Nouvelle-Calédonie est française depuis cette date. La ville de Nouméa est créée en 1854.

A la colonisation de peuplement libre et agraire s'ajoute dès 1864 celle d'origine pénitentiaire. Le bagne, créé par Napoléon III, accueillera à un moment 5 000 communards, dont Louise Michel (révolutionnaire anarchiste française). Son rôle déclinera progressivement jusqu'à sa fermeture en 1897. Cette époque est marquée par de nombreuses révoltes de la population kanak, dont la plus célèbre est celle menée en 1878 par le grand chef Ataï.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, 50.000 soldats américains engagés dans la bataille du Pacifique séjournent en Nouvelle-Calédonie. En 1946, la Nouvelle-Calédonie devient un territoire d'Outre-mer. Les années qui suivent la Libération sont marquées par la démocratisation et la généralisation du suffrage universel.

L'histoire de l'économie calédonienne est fondée sur l'exploitation du minerai de nickel dont la découverte revient à l'ingénieur Jules Garnier en 1864. Bien qu'ayant commencé dès 1874, ce n'est qu'après 1960 que la production de nickel entra dans une phase d'expansion modifiant profondément l'économie calédonienne.

Les années 80 sont marquées par la montée du mouvement indépendantiste Kanak. Les tentatives de répression de ce mouvement accroissent les tensions sur le territoire qui atteignent leur point culminant avec les évènements d'avril 1988. La signature des accords Matignon (26 juin 1988) et Oudinot (20 août 1988) permet d'apaiser les tensions politiques et d'engager le rééquilibrage économique.

Le 5 mai 1998 les trois partenaires des accords de Matignon (Etat, RPCR, FLNKS) ont signés l'accord dit de Nouméa qui fixe le cadre dans lequel s'inscrira l'évolution institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie au cours des vingt prochaines années. La mise en oeuvre de cet accord a donné lieu à une révision de la Constitution (loi constitutionnelle n° 98-610 du 20 juillet 1998). Deux projets de loi (organique et ordinaire) relatifs à la Nouvelle-Calédonie détaillant le fonctionnement des institutions spécifiques mises en place dans le cadre de " l’accord de Nouméa " ont été adoptés définitivement par le Parlement le 16 février 1999.

Cet accord confère à la Nouvelle-Calédonie un statut unique et original. Il définit l'organisation politique et les modalités du développement social et économique de l'archipel pour une période comprise entre 15 et 20 ans. Il prévoit des transferts progressifs de compétences de l'Etat vers la Nouvelle-Calédonie, dès le 1er janvier 2000. Seront alors concernés : le statut des Kanak ("statut civil coutumier") et le régime des terres coutumières, les règles relatives au droit du travail et à la formation professionnelle, le travail des étrangers... L'Etat restera compétent pour les matières régaliennes : justice, défense, ordre public, monnaie...

Trois innovations majeures caractérisent le partage de souveraineté mis en place par l'accord de Nouméa : l'institution d'une citoyenneté calédonienne (définie par l'exercice du droit de vote aux élections provinciales) ; la possibilité reconnue à la Nouvelle-Calédonie d'exercer une certaine forme d'action internationale dans le Pacifique ; le vote des "lois du pays" par le Congrès du Territoire soumises au Contrôle du Conseil Constitutionnel. A partir de 2014, les électeurs résidant depuis au moins 20 ans sur l'archipel seront consultés sur l'accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté.

La Nouvelle-Calédonie est représentée au Parlement par deux députés, un sénateur. Un conseiller économique et social siège également à Paris.
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La population
Suite au dernier recensement de 1996, la population était de 196 836 habitants, contre 164.173 au précédent recensement de 1989. Au 31 décembre 2001, la population est estimée à 216 132 personnes, du fait d’un indéniable dynamisme démographique. Près de la moitié de la population a moins de 25 ans.

La population calédonienne est répartie comme suit :

Province Sud : 134.546 habitants
Province Nord : 41.413 habitants
Province des Iles : 20.877 habitants
(Source : Institut Territorial de la Statistique et des Etudes Economiques)
La répartition spatiale de la population révèle une certaine concentration. Ainsi, 38,8 % de la population du territoire habite à Nouméa et le Grand Nouméa, qui regroupe les communes de Dumbéa, Païta, Mont-Dore et Nouméa, regroupe à lui seul environ 60 % de la population.

La répartition de la population par communauté d'appartenance, après le recensement général de la population de 1996 est la suivante (1) :

Mélanésiens : 44,1%
Européens : 34,1 %
Wallisiens et Futuniens : 9%
Tahitiens : 2,6%
Indonésiens : 2,5%
Autres : 7,5%
(1) Institut Territorial de la Statistique et des Etudes Economiques
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Comprendre la société mélanésienne
La cellule de base du monde mélanésien est constituée par le clan, groupement de plusieurs familles, représenté par la case bâtie autour d'un poteau central, à l'image des familles évoluant autour du chef du clan. Entre ces différents clans s'est constitué tout un réseau d'échanges et d'alliances, allant de l'échange de nourriture aux alliances matrimoniales. Les clans sont issus d'une terre et font du sol calédonien une succession de lieux chargés de significations mythiques.

L'univers mélanésien fut profondément déstabilisé par la colonisation et, en particulier, par ses implications foncières, qui provoqua des bouleversements géographiques. Consciente toutefois du danger qu'aurait pu représenter l'absence de stabilisation de ces groupes et la désagrégation des structures traditionnelles, l'administration impériale, par un arrêté du 24 décembre 1867, donna une existence légale à la tribu qui regroupe en un lieu les membres d'un ou de plusieurs clans. Cette géographie imposée fut complétée par l'arrêté du 9 août 1898, qui institua des districts, groupements de tribus : à leur tête sont placés des grands chefs, tandis que des petits chefs dirigent les affaires des tribus. Les vingt dernières années ont vu la reconnaissance des autorités coutumières précisée et leur rôle accru, en particulier après 1988, année du découpage du territoire en huit aires coutumières - représentées par des conseils coutumiers - et de la création d'un Conseil consultatif coutumier, auquel s'est substitué après l'accord de Nouméa le Sénat coutumier. La Nouvelle-Calédonie compte actuellement 57 districts et 340 tribus, dont 14 dites "indépendantes", c'est-à-dire situées en dehors du ressort des districts.

La coutume constitue le fondement du lien social mélanésien, comme dans les autres sociétés océaniennes : terme polysémique, elle désigne à la fois le code oral qui régit la société kanak et le "geste coutumier", remise de présents et échange de paroles d'amitié à l'occasion d'une visite chez un hôte mélanésien. Sont revêtues de son autorité toutes les instances coutumières au rang desquelles figurent, en premier lieu, les grands chefs. Si la coexistence entre ces autorités et l'administration n'a pas toujours été aisée, la répartition des compétences respectives est, pour l'essentiel, désormais clarifiée : le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie se voit notifier la désignation des autorités coutumières, après que celle-ci a été constatée par le Sénat coutumier, et l'autorité coutumière demeure, localement, le lien indispensable avec les pouvoirs publics. Trait d'union entre les collectivités mélanésiennes et l'administration, le syndic aux affaires coutumières officialise les décisions prises par la tribu en les consignant dans un procès-verbal de palabre ; depuis le début du siècle, ce rôle a été assuré par la gendarmerie.

Bien que l'accord de Nouméa ait reconnu le rôle éminent de la coutume pour les populations régies par les règles coutumières, sa place actuelle dans l'ordre juridique demeure, pour autant, un débat encore ouvert. Ne pouvant faire l'objet d'une codification juridique, l'exercice d'un pouvoir coutumier peut conduire à des difficultés réelles, notamment en matière pénale : lorsqu'un Kanak commet une infraction, il s'expose à une double sanction, l'une pénale au titre du droit français, l'autre coutumière. Deux chantiers sont, après l'accord de Nouméa, plus particulièrement d'actualité : en matière foncière, la fréquence des litiges et les nombreuses contestations ont conduit certains grands chefs à solliciter la mise en place d'un cadastre coutumier venant se substituer aux procès-verbaux de palabre relatifs à la terre, projet dont il est fréquemment débattu et qui, très localement, a pu être mis en œuvre ; la définition précise, par ailleurs, des modalités de l'intervention des autorités coutumières en matière de médiation pénale - dont le principe a été affirmé dans l'accord de Nouméa - fait actuellement l'objet de consultations.

Le rôle fondamental de la coutume ne devrait pas, cependant, dissimuler que cette reconnaissance de son rôle s'accompagne, parallèlement, d'un éloignement croissant de la jeunesse mélanésienne des valeurs de la coutume : y contribuent le manque de charisme de certaines autorités coutumières, leur comportement parfois critiquable, ainsi que le poids, moins bien supporté, de l'obligation d'entraide envers les siens. Face aux risques de cette désaffection, les voies d'un retour vers les traditions kanak et la sensibilisation des jeunes aux valeurs de la coutume fait l'objet, depuis quelques années, d'un débat au sein des grandes chefferies, conscientes de la nécessité de moderniser la coutume pour en assurer l'effectivité.
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Organisation administrative
La Nouvelle-Calédonie est aujourd'hui une collectivité sui generis, qui bénéficie d'institutions conçues pour elle seule, et qui se voit transférer, de manière progressive mais irréversible, certaines compétences de l'Etat.

L'organisation institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie est issue de la loi organique et de la loi ordinaire adoptées par le Parlement le 16 février 1999.
La loi organique répartit les compétences entre l'Etat, la Nouvelle-Calédonie, les provinces et les communes, organise le fonctionnement du gouvernement, du Congrès, du Sénat coutumier et des institutions provinciales, fixe les modalités des élections aux assemblées locales et les conditions dans lesquelles la Nouvelle-Calédonie sera appelée à se prononcer sur son avenir.

La Nouvelle-Calédonie est organisée en trois provinces (Province Nord, Province Sud, Province des Iles). Les provinces sont des collectivités territoriales qui disposent d'une compétence de droit commun, c'est-à-dire qu'elles sont compétentes dans toutes les matières qui ne sont pas réservées par la loi à l'Etat, au territoire ou aux communes. Elles s'administrent librement par des assemblées élues pour cinq ans au suffrage universel direct.

Les trois assemblées de province réunies forment en partie le Congrès du territoire qui est compétent pour gérer les affaires communes à l'ensemble du territoire. Ses compétences sont énumérées limitativement par la loi organique. Il s'agit notamment de la fiscalité, de la répression des fraudes, de la réglementation des prix, des principes directeurs du droit de l'urbanisme, de la procédure civile, de l'organisation des services territoriaux, des règles en matière de santé, d'hygiène publique et de protection sociale.

L'exécutif de la Nouvelle-Calédonie est assuré par un gouvernement collégial. Ce gouvernement de 5 à 11 membres dont un président est élu par le congrès à la proportionnelle au scrutin de liste et responsable devant celui-ci. Le haut-commissaire participe de droit aux réunions du gouvernement.

Les organismes consultatifs du territoire sont le Comité économique et social et le Sénat coutumier.

Certaines compétences ont été transférées à la Nouvelle-Calédonie en 2000 en particulier le statut civil coutumier et le régime des terres coutumières, le régime de travail des étrangers, les principes directeurs du droit du travail et de la formation professionnelle, le commerce extérieur, l'exploitation de la zone économique exclusive, la réglementation de certaines substances comme les hydrocarbures ou le nickel, la desserte aérienne avec certaines exceptions… D'autres compétences seront transférées entre 2004 et 2014 selon un échéancier déterminé en accord avec la Nouvelle-Calédonie. Certains transferts supplémentaires pourront intervenir par loi organique à partir de 2009 à la demande du Congrès.

Au dernier stade d'évolution du statut de la Nouvelle-Calédonie, l'Etat restera compétent pour les matières régaliennes : la justice, la défense, l'ordre public, la monnaie notamment. Enfin d'autres compétences font l'objet d'un dialogue entre les autorités de la Nouvelle-Calédonie et celles de l'Etat : des consultations sont en effet prévues en matière d'entrée des étrangers, en matière de maintien de l'ordre, d'audiovisuel, d'université et de recherche. La Nouvelle-Calédonie se voit également reconnaître une certaine capacité internationale dans la zone Pacifique et dans ses domaines de compétence.

Il existe 33 communes en Nouvelle-Calédonie dont les actes sont soumis au contrôle a posteriori depuis l'extension des principaux acquis des lois de décentralisation (loi du 29 décembre 1990).
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Coopération régionale
Depuis 1989, l'action visant à assurer une meilleure insertion de la Nouvelle-Calédonie dans son environnement régional s'est développée selon trois grands axes :
au plan politique : mieux faire connaître ce territoire, expliquer le processus des Accords Matignon-Oudinot, pratiquer vis-à-vis de l'extérieur une politique de transparence.
au plan économique : promouvoir un développement des échanges et celui des investissements avec les pays de la région, notamment l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Vanuatu et Fidji.
au plan de la coopération : identifier, initier et mener des actions bilatérales ou multilatérales dans différents domaines permettant une mise en valeur des potentiels du territoire et un rayonnement de la France dans le Pacifique.
En octobre 1995, a été inauguré à Nouméa le nouveau siège de la Commission du Pacifique Sud. Cette Commission est un organisme d'assistance technique et de coopération régionale, créé en 1947 et regroupant 27 Etats et Territoires du Pacifique Sud. La localisation à Nouméa du siège de la Commission du Pacifique Sud témoigne de la bonne insertion de la Nouvelle-Calédonie dans son environnement régional. La France et les trois collectivités d'Outre-mer de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française et de Wallis-et-Futuna disposent chacun d'un siège au sein de cette organisation internationale régionale.

 

Société

Enseignement
L’enseignement en Nouvelle-Calédonie est complet : primaire, secondaire, supérieur. Il relève de la compétence de l’Etat, sauf pour le primaire qui est de compétence provinciale.
Par ailleurs, l'Etat reste compétent dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche et pour la collation et la délivrance des titres et diplômes (article 19 de la loi de programme).

La population scolaire totale compte plus de 67 000 élèves qui sont accueillis dans près de 370 établissements publics et privés. L'enseignement public accueille 72,6 % des élèves du primaire et 65,9 % du secondaire.
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Formation Professionnelle
L’ Etat n’est plus compétent en matière de formation professionnelle depuis la loi organique du 19/03/1999. Toutefois, il finance encore des programmes de formation spécifiques comme :

Le SMA qui a pour objet de faciliter l’insertion des jeunes calédoniens dans la vie active, grâce à une formation professionnelle adaptée, dispensée dans le cadre d’un volontariat. Il participe à l’aide au développement par la réalisation de chantiers d’application. Avec 30 nouveaux postes de stagiaires crées en 2003, le groupement peut accueillir 190 jeunes chaque année.
Le programme « Cadres Avenir » issu de l’Accord de Nouméa de 1998, a succédé au programme « 400 cadres ». Soutenu essentiellement par l’Etat, ce programme de formation de cadres publics et privés moyens et supérieurs constitue l’une des mesures en faveur du rééquilibrage économique et social de la Nouvelle Calédonie. Ce sont près de 700 Calédoniens qui en ont bénéficié, à ce jour.
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Santé
L’équipement sanitaire du territoire comprend un centre hospitalier territorial de 473 lits à Nouméa, un centre hospitalier spécialisé (psychiatrie et gériatrie) à Nouville, ainsi que trois cliiniques établies à Nouméa. La province Nord dispose de deux centres hospitaliers provinciaux. L’un à Koumac sur la côte Ouest et l’autre sur la côte Est à Poindimié. Le territoire est divisé en circonscriptions médicales équipées en dispensaires.
Un institut Pasteur est implanté à Nouméa ainsi qu’une école d’infirmières.
Aucune maladie tropicale majeure n’est à signaler et aucune vaccination n’est exigée pour entrer sur le territoire.
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Social
La protection sociale est assurée par une caisse de prévoyance (CAFAT) qui couvre la quasi-totalité des risques et des secteurs d’activités. L’Etat contribue depuis 1980 au financement d’un régime local d’aide aux enfants secourus, aux personnes âgées ainsi qu’aux actions menées en faveur des handicapés.
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Passeport Mobilité
Mis en place depuis l’été 2002, le passeport mobilité prend la forme d’une aide directe de l’Etat à la personne, dans les conditions fixées par un cahier des charges. Il permet la gratuité d’un transport aller et retour par an vers la métropole ou vers une autre collectivité d’outre mer, pour les jeunes engagés dans une formation étudiante, professionnelle ou prenant un premier emploi.
Pour la mise en œuvre effective du passeport, trois conventions ont été signées avec les opérateurs de la mobilité.

Le public éligible au passeport mobilité inclut :

les étudiants de moins de 26 ans, originaires de Nouvelle Calédonie et y résidant habituellement, s’inscrivant dans des établissements d’enseignement supérieur en métropole, voire pour un tout petit nombre, en Polynésie française. L’étudiant est pris en charge par son CROUS d’accueil pour le remboursement du billet à l’aller comme au retour. Pour l’année scolaire 2002/2003, ce sont 428 jeunes étudiants calédoniens qui ont bénéficié de ce nouveau dispositif.
Les jeunes de 18 à 30 ans domiciliés dans le Territoire dont le projet professionnel de formation (durée minimale supérieure à 3 mois) ou d’insertion (sous forme d’un contrat à durée déterminée supérieur à 6 mois ou d’un contrat à durée indéterminée) se réalise en mobilité extérieure sont, de plein droit, éligibles au passeport.
Les jeunes appelés à subir en métropole ou dans une autre collectivité d’outre mer les épreuves d’admission des concours d’entrée dans l’enseignement supérieur et les concours de la fonction publique sont également éligibles au passeport. De septembre 2002 à avril 2003, 117 jeunes ont bénéficié de ce dispositif.
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Une biodiversité unique
La Nouvelle-Calédonie dispose d'une remarquable biodiversité, comptant parmi les plus riches au monde et témoignant de son origine géologique particulière, fragment issu du continent australasien : sa faune et sa flore ayant évolué en état d'isolement, la Nouvelle-Calédonie dispose d'un patrimoine unique et d'un pourcentage élevé d'espèces endémiques.
Quatre principaux écosystèmes existent en Nouvelle-Calédonie, la mangrove, la savane, le maquis et la forêt. La flore de ces écosystèmes comprend 3500 espèces, dont 75 % sont endémiques, tandis que la faune connue comprend un millier de poissons, 6500 types de mollusques et 4300 espèces terrestres, dont le fameux cagou, oiseau terrestre utilisé parfois comme emblème de la Nouvelle-Calédonie.
Le milieu marin doit sa richesse à la présence d'un récif-barrière corallien ceinturant la Nouvelle-Calédonie, et dont l'éloignement par rapport à la côte peut atteindre 65 km : il délimite un lagon dont la profondeur ne dépasse guère 40 m. Des réserves marines ont été créées afin de sauvegarder cette biodiversité qui, du fait de la faible densité de la population et des activités, a été très préservée.
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Vie Culturelle
Dans le cadre des accords de Matignon-Oudinot, l’Agence de développement de la culture kanak (ADCK) a été créée pour promouvoir la culture kanak. Le Centre culturel Tjibaou apparaît sans conteste comme une œuvre majeure de RENZO PIANO et du patrimoine mondial. Ouvert au public depuis 1998, le Centre culturel Tjibaou termine sa 5ème année d’exploitation.

Le CCT est le lieu de l’affirmation de la culture kanak contemporaine et un lieu de rencontre qui participe à l’émergence de pratiques et de références culturelles nouvelles et communes au territoire de Nouvelle-Calédonie et de l’Océanie.

Parmi les activités du Centre culturel Tjibaou :

les Arts Visuels,
les Arts de la scène,
une médiathèque, centre de ressources documentaires spécialisé dans la culture kanak, la Nouvelle-Calédonie et l’Océanie. Elle a pour mission d’acquérir, de conserver et de diffuser l’information.
Une mission de développement culturel : formation, coordination et suivi des recherches sur la culture kanak et production de supports de diffusion dans ce domaine et partenariat avec les collectivités locales.
Le service jeune public : découverte de la culture kanak et océanienne sous une nouvelle forme, mise en place de programmes pédagogiques, immersion de classes pendant une semaine au sein du CCT, visite d’une journée avec ateliers (8 707 scolaires sont venus au Centre culturel Tjibaou en 2002).


En savoir plus :
Le Centre Culturel Jean-Marie TJIBAOU
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Desserte aérienne
La desserte aérienne de la Nouvelle-Calédonie est assurée par 4 compagnies : Air Calédonie International (Aircalin), Quantas, Air New Zeland et Air Vanuatu.

 

Vie pratique

Formalités d’entrée sur le territoire
Un passeport est obligatoire sauf pour les ressortissants de l’Union Européenne.
Aucune maladie tropicale majeure n’est à signaler et aucune vaccination n’est exigée.
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Décalage horaire
Le décalage horaire est de + 10 heures en hiver et + 9 heures en été.
Exemple : quand il est 09 h 00 du matin à Paris le 10 décembre, il est 19 h 00 à Nouméa le même jour.
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Téléphone
Pour joindre le territoire, composer le 00. 687 + les 6 chiffres du numéro de votre correspondant.
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Electricité
220 volts ; prises françaises.
Le courant électrique 220 V (50Hz) est distribué sur toute la Grande-Terre et dans les îles. Dans certaines régions éloignées, des groupes électrogènes alimentent les villages à certaines heures le matin et le soir. Les prises électriques ont les mêmes caractéristiques qu'en Métropole.
Depuis quelques années, l'utilisation de l'énergie solaire est devenue très prisée en Nouvelle-Calédonie, qui multiplie les installations de chauffe-eau solaires ainsi que de panneaux solaires. Les zones les plus isolées de Nouvelle-Calédonie peuvent ainsi avoir l'électricité.
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Monnaie - Banques
L’unité monétaire en Nouvelle-Calédonie est le franc pacifique (FCFP) lié à l’euro : 100 CFP = 0,84 euros.
Le privilège de l’émission appartient à l’Institut d’émission d’outre-mer, établissement public de l’Etat.
Outre l’institut d’émission, le réseau bancaire comprend 6 banques qui sont : La Banque Nationale de Paris Nouvelle Calédonie, la Société Générale Calédonienne de Banque, la Bank of Hawai, la Banque Calédonienne d’Investissement, Westpac Banking corporation et 10 sociétés financières.
Les banques sont regroupées au sein d’une section locale de l’association française des banques qui fixe les conditions de placement des opérations de dépôt dans le cadre de la réglementation en vigueur.

En savoir plus :
Institut d'Emission d'Outre-Mer
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Jours Fériés
Les jours fériés métropolitains et le 24 septembre (Prise de possession de la Nouvelle Calédonie).
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Animaux domestiques
Conformément à la réglementation en vigueur en Nouvelle-Calédonie, seuls les chiens ou les chats de plus de 9 mois, tatoués, vaccinés contre la maladie de Carré et la parvovirose pour les chiens et contre le coryza et la panleucopénie infectieuse pour les chats, vaccinés contre la rage depuis plus de 6 mois, ayant un titre sérique supérieur à 0,5 Ul/mI vis-à-vis des anticorps neutralisant le virus rabique, épreuve exécutée depuis plus de 3 mois et moins de 2 ans par un laboratoire officiellement reconnu, n’étant pas sous le coup d’une surveillance vétérinaire obligatoire et étant restés continuellement au cours des 6 derniers mois dans un pays membre de l’Union européenne, seront admis directement en Nouvelle-Calédonie où ils subiront une quarantaine d’un mois minimum.

Les animaux ne répondant pas aux conditions précédentes sont soumis à une quarantaine préalable de 6 mois dans un pays indemne de rage.
De plus :
L’importation des animaux ne peut se réaliser que sur des vols arrêtés par le service vétérinaire et de la protection des végétaux (un vol par mois en moyenne) ;
Les frais de quarantaine pour un mois s’élèvent à 65 000 FCFP, soit approximativement 548,82 euros (soit 3 600 FF).
Texte de références : Délibération n° 235/Cp du 27 mai 1993 relative à l’importation de carnivores domestiques en Nouvelle-Calédonie

Pour de plus amples informations, prenez contact avec la direction des services vétérinaires de votre département bien avant votre départ.

Direction de l’économie rurale
209 rue A. Bénébig
Haut-Magenta
BP 256
98845 Nouméa cedex
Nouvelle-Calédonie
Téléphone : 00. 687. 25. 51. 29
Mél : svpv@gouv.nc

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