La Martinique est l'un des quatre départements
d'outre-mer, créés par la loi du 19 mars 1946. La
loi du 2 mars 1982 érigeant la région en collectivité
territoriale de plein exercice a fait de la Martinique une des vingt-six
régions françaises.
Le département est découpé en
quatre arrondissements (Fort-de-France, Trinité, Le Marin
et Saint-Pierre), subdivisés en 45 cantons et 34 communes.
Tous les textes législatifs nationaux y sont applicables
mais peuvent faire l'objet de mesures d'adaptation " nécessitées
par leur situation particulière " (Art. 73 de la Constitution).
La Martinique est dotée d'un Conseil régional et d'un
Conseil général. Elle est représentée
au niveau national par 4 députés, 2 sénateurs
et un conseiller économique et social.
L'état est représenté par le
préfet établi à Fort-de-France et trois sous-préfets
à Trinité, au Marin et à Saint-Pierre.
En tant que département français, la Martinique fait
partie de l'Union Européenne au sein de laquelle elle constitue
une région ultra-périphérique ; à ce
titre elle bénéficie de " mesures spécifiques
" qui adaptent le droit communautaire en tenant compte des
caractéristiques et contraintes particulières de ces
régions.
Géographie
Distante de 6.858 km de la métropole, la Martinique est située
dans l'archipel des Petites Antilles. D'une superficie de 1.128
km², c'est l'un des plus petits départements français.
Le relief de la Martinique est caractérisé
par sa diversité :
Il est constitué dun massif montagneux
au Nord, dominé par les pitons du Carbet (1207m) et la Montagne
Pelée (1397m). Cette dernière est un volcan toujours
en activité, qui figure parmi les volcans les plus surveillés
au monde.
Dans le reste de l'île, une succession de reliefs moyens,
les mornes, peuvent atteindre jusqu'à 505m d'altitude (Montagne
du Vauclin).
Une seule plaine se dégage de cet ensemble accidenté,
celle du Lamentin, au centre, où se trouve l'aéroport
international. haut de page
Climat
Le climat, de type tropical, est chaud (26° de température
moyenne annuelle) et humide (hygrométrie de 80 % en mars-avril
et 87% en octobre-novembre). La chaleur due à lensoleillement
est tempérée par linfluence océanique
des alizés.
On distingue deux saisons :
la première, le Carême, chaud et sec, sétend
de Décembre à Mai, avec une période de grande
sécheresse en février/avril ; lensoleillement
est alors maximal.
la seconde, lHivernage, plus humide, dure de juin à
novembre et se caractérise par un risque cyclonique important.
Les régions montagneuses du nord connaissent
un climat plus frais et plus pluvieux que celui de la côte.
En effet, les massifs montagneux élèvent un obstacle
devant lalizé venu de locéan Atlantique,
provoquant des précipitations orographiques abondantes. Il
tombe par exemple en moyenne 10 mètres deau par an
sur la Montagne Pelée.
On compte en moyenne 2.800 heures de soleil par an en Martinique. haut de page
Population
La population martiniquaise était au recensement de 1999
de 381 427 habitants (contre 359.600 en 1990 et 328.600 en 1982).
Répartie sur 1.128 km², cette population est très
dense (338 habitants au km², contre 106 au niveau national).
Les principales villes sont (chiffres de 1999) la capitale administrative
et économique, Fort-de-France (94.049 habitants), Le Lamentin
(35.460 habitants) et Schoelcher (20.845 habitants).
Ces trois communes forment le principal pôle de peuplement
et dactivité de lîle, les communes de Trinité,
du Marin et du François constituant les principaux pôles
locaux.
La population de la Martinique est relativement jeune et dynamique,
avec 25,9 % de moins de 20 ans, 53,8 % de personnes âgées
de 20 à 59 ans et 20,3 % de plus de 60 ans. Lespérance
de vie est élevée, ainsi que le nombre de centenaires,
plus élevé que la moyenne nationale. haut de page
Histoire
La première date de lhistoire officielle de la Martinique
est larrivée de Christophe Colomb, en 1502, le jour
de la Saint-Martin. Appelée Madinina, « lîle
aux fleurs » ou Jouanacaera, « lîle aux
iguanes », la Martinique devient française en 1635,
et est gérée par la Compagnie des Isles dAmérique,
créée par Richelieu.
Les fondements de la société dhabitation, une
première fois sapés par labolition de lesclavage,
proclamée le 22 mai 1848 après la révolte des
esclaves de la région de Saint-Pierre, vont être progressivement
remis en cause pendant le XXème siècle. Celui-ci commence
pour la Martinique avec le traumatisme de léruption
de la Montagne Pelée, le 8 mai 1902, qui annihile la ville
de Saint-Pierre et 30.000 de ses habitants. La loi du 19 mars 1946
établit la Martinique comme département doutre-mer.
- Histoire précolombienne de la Martinique
Le 15 juin 1502, quand Christophe Colomb débarque à
la Martinique, plus précisément sur le site de lactuelle
commune du Carbet, lîle est habitée depuis plusieurs
siècles. Les plus anciens vestiges archéologiques
attestent en effet dun peuplement humain remontant au deuxième
millénaire avant notre ère. Les mouvements de population
dans lespace caribéen ont en effet peuplé et
dépeuplé les îles au gré des flux et
des reflux.
Venus du bassin de lOrénoque (actuel Venezuéla),
les Arawaks se sont installés en Martinique vers 100 avant
J-C, dans le cadre dun vaste mouvement qui a concerné
lensemble des îles de la Caraïbe, jusquaux
Grandes Antilles. Vers le Xème siècle, larrivée
des Caraïbes provoque un bouleversement dans lensemble
de la Caraïbe, au rythme de leur conquête progressive
des îles de larc antillais.
Leur arrivée en Martinique est datée vers 1350, ce
qui explique que les premiers Européens aient pu trouver
chez les populations indigènes des traits des cultures Arawaks
(notamment chez les femmes, épargnées lors des combats
et qui continuaient à parler leur propre langue, distincte
de celle des hommes).
La cohabitation entre les Français, arrivés en 1635,
et les Caraïbes fut caractérisée par des périodes
dentente et des conflits sanglants, qui aboutirent au départ
des Caraïbes à la fin du XVIIème siècle.
Leurs traces demeurent tant dans la toponymie (communes de Case-Pilote
et Rivière-Pilote, nommées en souvenir dun chef
Caraïbe) que dans des noms vernaculaires de plantes (manioc)
ou danimaux (anoli, manicou) entre autres.
De nombreux sites archéologiques précolombiens existent
en Martinique, essentiellement le long des côtes, où
étaient installés les villages. Le principal site
est celui de Vivé, entre Macouba et Basse-Pointe, sur la
côte Nord-Atlantique. La roche gravée (pétroglyphe)
de la forêt de Montravail, dans la commune de Sainte-Luce
(Sud de la Martinique) compte également au nombre de ces
traces.
- La Martinique sous lAncien Régime
En 1635, est créée par Richelieu la nouvelle "Compagnie
des Isles dAmérique" ou "Compagnie Saint-Christophe".
Un contrat est passé entre celle-ci et les Sieurs Lienard
de l'Olive et Duplessis d'Ossonville, qui sengagent dès
lors à occuper et à gouverner pour son compte, les
îles de la Caraïbe relevant de la couronne de France.
Le Normand Pierre Belain d'Esnambuc sétablit à
la Martinique le 1er septembre 1635 avec une centaine de compagnons.
Il débarque à lembouchure de la rivière
Roxelane, sur le site de lactuelle commune de Saint-Pierre,
où est fondée la ville du même nom, première
capitale de lîle.
Le premier statut institutionnel de la Martinique est alors celui
dune terre française administrée et exploitée
par une compagnie à vocation commerciale.
Le développement de la culture de lindigo, du café
puis, au fur et à mesure de la conquête de terres arables
aux dépens des Caraïbes, de la canne à sucre,
saccompagne de la mise en place dun système économique
basé sur lesclavage. La traite transatlantique, qui
ne sachèvera quau début du XIXème
siècle, amène en Martinique et dans toute la Caraïbe
des centaines de milliers de captifs originaires pour lessentiel
dAfrique occidentale.
- Le Code Noir
Ladministration de la Martinique est assurée à
partir de 1679 par un conseil souverain dont 2 membres émanent
directement de lautorité du Roi : le lieutenant général,
et lintendant. Les autres membres conseillers (le gouverneur,
le procureur général et le juge ordinaire) sont choisis
par leurs soins. Cette organisation durera jusquen 1685, année
de promulgation du Code Noir.
Le Code Noir, promulgué à linitiative de Colbert,
ministre des Finances de Louis XIV, est destiné à
réglementer lesclavage dans la colonie en donnant un
statut spécial et légal au système sur lequel
repose léconomie de la colonie. Les esclaves sont définis
comme des biens mobiliers, certains sévices sont interdits
tandis que dautres sont institutionnalisés. Sur le
plan des institutions locales, ladministration des colonies
est marquée par la suprématie de lautorité
militaire, qui, en raison de léloignement de la France,
concentre en son sein lensemble des pouvoirs.
Dès 1674, le Roi retrouve ses prérogatives et met
en place un gouvernement militaire unique pour les colonies de la
Caraïbe, qui réside en Martinique.
- Histoire de la Martinique au XIXème siècle
Alors que les influences révolutionnaires commencent à
agiter la société martiniquaise autour des question
du statut des personnes de couleur et du maintien ou de labolition
de lesclavage, loccupation anglaise, qui dure de 1794
à 1802, marque pour la Martinique un retour pur et simple
à lAncien Régime.
Les choses se passent différemment à Saint-Domingue,
où la Révolution Française puis la tentative
de rétablissement de lesclavage par Napoléon,
aboutit à lindépendance, en 1804, de la République
dHaïti.
En Guadeloupe, également occupée par les Anglais en
1794 mais libérée la même année par Victor
Hugues avec laide des hommes de couleur libres, labolition
de lesclavage par la Convention, puis son rétablissement
par Napoléon en 1802 provoquent une révolte menée
par Delgrès (né en Martinique) et Ignace qui choisissent,
avec leur compagnons, de vivre libre ou mourir.
Rendue par lAngleterre à la France, la Martinique ne
connaît pas ces évolutions, lesclavage se perpétuant
jusquen 1848. Le 24 février 1848, la monarchie de Juillet
est renversée. François Arago, ministre de la Marine
et des colonies, admet la nécessité dune émancipation
des Noirs, mais souhaite ajourner cette question jusquau gouvernement
définitif. Sous lintervention pressante de Victor Schoelcher,
sous-secrétaire dEtat aux colonies, une série
de décrets sont promulgués le 27 avril 1848. Le premier
abolit lesclavage mais prévoit un délai de 2
mois à compter de sa promulgation dans la colonie. Il prévoit
en outre une indemnisation des anciens propriétaires desclaves.
En Martinique, dans le même temps, le ton monte. Des troubles
éclatent sur les habitations de lîle, les esclaves,
ayant eu vent de ce qui se trame en métropole, ne souhaitant
pas attendre. Cest la révolte, qui trouve son point
culminant les 22 et 23 mai 1848 avec la lutte armée des esclaves
de Saint-Pierre. Sans tenir compte du délai initialement
prévu pour leur application -2 mois- les décrets entrent
immédiatement en vigueur. La période du Second Empire
(1852-1870) est marquée par un retour au centralisme annihilant
toute trace du pouvoir local, sinon celui du conseil général
aux pouvoirs élargis, mais entièrement soumis à
lautorité du gouverneur.
Le retour des institutions républicaines, progressif entre
1870 et 1885, apporte le bouleversement que constitue la mise en
uvre du suffrage universel. Les citoyens choisissent librement
leurs députés, leurs conseillers généraux
et leurs conseillers municipaux. Les sénateurs sont élus
au suffrage indirect. La bourgeoisie de couleur occupe progressivement
la représentation politique.
- Le XXème Siècle et la départementalisation
en Martinique
La loi du 27 juillet 1881 instaure la liberté de la presse
et de limprimerie. Lopinion publique se forme sur fond
daffrontements polémiques des organes de presse qui
se multiplient. La vie associative prend son essor dans les sociétés
de pensée, les cercles littéraires, les partis politiques
et le mouvement syndical dès les années 1890.
Les années 1900 sont celles des premières grandes
grèves, résultant de la paupérisation du prolétariat
agricole. La participation de 30 000 de jeunes Antillais aux combats
de la Première Guerre Mondiale (les deux tiers furent tués,
blessés ou faits prisonniers) renforce une revendication
assimilationiste qui sexacerbe au cours du XXème siècle.
On peut citer parmi ses plus ardents porte-paroles, qui feront écho
jusque dans les allées du parlement français, Joseph
Lagrosilière, Allègre, Henri Lemery. En 1938, le conseil
général de la Martinique se prononce à lunanimité
en faveur dune assimilation intégrale au statut départemental.
Cette revendication devra attendre la fin de la Seconde Guerre Mondiale
pour se réaliser.
Les leaders communistes daprès guerre, Aimé
Césaire, Léopold Bissol, Georges Gratiant, remportent
des victoires électorales en Martinique. Ils portent une
proposition de loi à lAssemblée Nationale. La
question est débattue au Parlement, avec un rapporteur illustre,
le jeune député-maire de Fort-de-France, Aimé
Césaire :
" Les propositions de lois qui vous sont soumises ont
pour but de classer la Martinique, la Guadeloupe, La Réunion,
et la Guyane française proprement dites en départements
français. Avant même dexaminer le bien fondé
de ce classement, vous ne pouvez manquer de saluer ce quil
y a de touchant dans une telle revendication des vieilles colonies.
A lheure où çà et là des doutes
sont émis sur la solidarité de ce quil est convenu
dappeler lempire, à lheure où létranger
se fait lécho des rumeurs de dissidence, cette demande
dintégration constitue un hommage rendu à la
France, et à son génie, et cet hommage dans lactuelle
conjoncture internationale prend une importance singulière
( ). On ne fait rien quand on a la géographie contre
soi. Or en la circonstance, ce nest pas seulement lhistoire
que nous avons avec nous, cest aussi la géographie.
En effet, en affirmant le principe de lunité française
et de lextension du régime de la loi à des territoires
qui jusquici ne relevaient que du régime des décrets,
les propositions qui vous sont présentées nempêchent
pas de laisser éventuellement aux conseils généraux
certains pouvoirs qui leurs seraient propres ". J.O. des débats
de lAssemblée Nationale Constituante n°23 du 13/03/46
et 25 du 15/03/46.
Ce débat parlementaire aboutit au vote de la loi de départementalisation
du 19 mars 1946. haut de page
Enseignement
L' enseignement public en Martinique est le même qu'en métropole
et suit un calendrier identique. En 2001, l'enseignement du premier
degré public et privé (écoles maternelles et
primaires) a accueilli 52 462 élèves dans 280 établissements.
L'enseignement du second degré (public et privé) a
accueilli environ 52 000 élèves dans 80 établissements.
Deux lycées d'enseignement agricole permettent de préparer
un BEPA (Brevet d'Enseignement Professionnel Agricole) d'exploitation
(spécialité : agriculture des régions chaudes
; dominante : floriculture de plein champ et sous abri, élevage
bovin et avicole), un BEPA Services (dominantes : secrétariat,
accueil - ventes de produits horticoles et de jardinage), ainsi
qu'un BTA (Brevet de technicien Agricole) option Services.
L'université Antilles-Guyane dispense un enseignement
en Martinique, Guadeloupe et Guyane. Le campus de Schoelcher en
Martinique regroupe un peu plus de 5 000 étudiants répartis
dans :
- une UFR (Unité de Formation et de Recherche) de lettres
et sciences humaines (niveau maîtrise et préparation
aux concours d'agrégation de lettres modernes) ;
- une UFR de droit et économie (niveau DEA et DESS, préparation
aux concours d'entrée aux IRA, au centre de formation professionnelle
d'avocats et à l'Ecole nationale de la magistrature).
- une UFR de médecine filière résidant médecine
générale et internat médecine spécialisée.
Un Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM)
a été ouvert en 1992.
En savoir plus :
Académie de la Martinique
Université des Antilles-Guyane haut de page
Environnement
La Martinique dispose d'un patrimoine naturel très riche.
Celui-ci fait l'objet d'une politique active de protection. Une
cartographie générale des espaces naturels protégés
a été établie en 1993.
Le volcan de la Montagne Pelée est partie
intégrante du Parc Naturel Régional de Martinique,
s'étendant sur 62 725 ha. Celui-ci est complété
par deux réserves naturelles, lune recouvrant le site
prestigieux de la presqu' île de la Caravelle (517 ha), la
seconde sur les îlets de Sainte-Anne. Deux projets sont en
cours dinscription : il sagit des sites du Massif de
la Montagne Pelée et de la Baie du Trésor et du cap
Salomon.
Le conservatoire du littoral a par ailleurs acquis près de
1 200 ha sur les sites littoraux les plus remarquables : Grand Marabout
(113 ha), Anse-Couleuvre (509 ha), Pointe Rouge (55 ha), presquîle
La Caravelle (257 ha), Morne Larcher (64 ha) et Cap Salomon (37
ha).
De nombreux projets sont en cours, en particulier
la création d'un réseau de réserves biologiques
domaniales sur la partie forestière centrale et de réserves
naturelles marines. Les presqu'îles de la Caravelle, du Diamant
et de Sainte-Anne, font l'objet également de projets de classement-site
au titre de la loi du 2 mai 1930. Enfin, de nombreux organismes
de recherche sont actifs dans le domaine de l'environnement, notamment
l'Observatoire volcanologique de la Montagne Pelée, l'IRD
(Institut de Recherche pour le Développement), IFREMER, CIRAD,
INRA, etc.
En savoir plus :
Direction Régionale de l'Environnement de la Martinique haut de page
Santé
La Martinique est équipée d'infrastructures sanitaires
complètes : un centre hospitalier régional et universitaire
à Fort-de-France doté d'un plateau technique moderne,
13 hôpitaux généraux, 3 maternités publiques
et 2 maternités privées.
Il existe en outre un centre hospitalier spécialisée
en rééducation fonctionnelle.
Les principaux cantons sont dotés d'un dispensaire.
De plus, la région compte 3 cliniques privées (soins)
et une clinique de repos et de convalescence.
La formation de sages-femmes, d'infirmiers, d'auxiliaires de puériculture
est assurée par des écoles professionnelles publiques.
Aucune maladie tropicale majeure n'est signalée en Martinique.
Aucune vaccination spécifique n'est exigée. haut de page
Social
l'allocation familiale au premier enfant au-delà de 3 ans
;
le complément familial de 3 à 5 ans ;
la prestation de restauration scolaire.
L'aide sociale (à la famille, aux personnes
âgées) est active et en grande partie décentralisée.
Le taux du SMIC est aligné sur celui de la Métropole,
ainsi que le Revenu Minimum dInsertion (RMI).
Depuis 1995, un établissement public, lagence
dinsertion, est chargée de piloter le dispositif dinsertion
et de définir le programme départemental dinsertion
et le programme de tâches dutilité sociale. haut de page
Vie culturelle
La Martinique bénéficie d'une activité culturelle
dynamique : cinémas, représentations théâtrales,
artistes en tournées, expositions, festivals de musique,
manifestations culturelles nationales... sans oublier le Carnaval
pour les fêtes du Mardi-Gras.
A noter le Festival de Fort-de-France, organisé au mois de
juillet par le SERMAC, les festivals internationaux de jazz et de
guitare classique organisés au mois de décembre par
le CMAC-scène nationale.
Le patrimoine historique est bien mis en valeur. Il en est ainsi
du site exceptionnel de la ville de Saint-Pierre, entièrement
détruite en 1902 par l'éruption de la Montagne Pelée
et dont les vestiges ont fait lobjet dun ambitieux programme
financé par l'Etat et les collectivités locales. Lîle
compte de nombreux musées : musée archéologique
de Fort-de-France, musée de la Pagerie où sont exposés
les souvenirs de Joséphine de Beauharnais, Musée industriel
de la canne à sucre, centre d'art Paul Gauguin, Musée
d'histoire et d'ethnographie de Fort-de-France, Centre culturel
de Fonds Saint-Jacques à Sainte-Marie, Ecomusée de
Rivière Pilote... haut de page
Dessertes aérienne
et maritime
La Martinique est desservie par 3 compagnies régulières
en direction de Paris (927 000 passagers en 2002) : Air France,
Corsair et Air Caraïbes. La desserte régionale est principalement
assurée par la compagnie Air Caraïbes vers La Guadeloupe,
St Martin, St Barthélémy, Ste Lucie et la Guyane.
Air France assure également une liaison régulière
vers Cayenne. Des vols charters permettent également de se
rendre aux Etats Unis ou au Canada directement à partir de
Fort de France ou bien après une escale à Pointe à
Pitre.
Le trafic 2001 sest élevé à 1 634 100
passagers correspondants à 37 700 mouvements davion.
Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter
:
De plus, des liaisons maritimes rapides permettent
de se rendre aux îles proches et notamment en Guadeloupe.
Pour le fret, la Martinique est desservi principalement avec des
marchandises conteneurisées, ce qui place le port de Fort
de France à la troisième place des ports français
pour le trafic de conteneurs, derrière La Havre et Marseille.
Pour en savoir plus :
Chambre de Commerce et d'Industrie de la Martinique haut de page
Médias
La presse écrite en Martinique compte un quotidien (France-Antilles),
plusieurs hebdomadaires ou mensuels régionaux complétés
par la diffusion des journaux édités en métropole.
Le service public de télévision est assuré
par Réseau France Outre-mer (RFO) sur deux canaux : Télé
Martinique et Tempo. RFO retransmet des programmes de France Télévision,
TF1, dArte et la Cinquième et produit des programmes
régionaux.
Les programmes radio de RFO sont constitués d'émissions
produites localement et d'émissions reprises de Radio France.
Les auditeurs ont aussi le choix entre de nombreuses radios locales
privées.
Deux chaînes de télévision privées, Antilles-Télévision
(A-T-V) et Canal-Antilles (programmes de Canal +), auxquels s'ajoute
un réseau de télévision cablée (Martinique
TV-Câble) et un bouquet de chaînes françaises
par satellite, Canal Satellite Antilles, disponible depuis août
1998, complétent le paysage audiovisuel de l'île.
Il existe de nombreuses radios locales, associatives ou commerciales,
sur la bande FM.
Décalage
horaire
Le décalage horaire est de : - 5 heures en hiver et
6 heures en été.
Exemple : en hiver, lorsquil est midi (12 h 00) à Paris,
il est 07 h 00 à Fort-de-France. haut de page
Téléphone
Pour joindre le département, composer le 05. 96 + les 6 chiffres
du numéro de votre correspondant. haut de page
Monnaie - Banques
Depuis le 1er janvier 1999, la monnaie légale est leuro.
Toutes les grandes banques sont représentées dans
lîle. haut de page
Animaux domestiques
Limportation danimaux carnivores domestiques dans les
départements doutre-mer est soumise à quelques
précautions sanitaires.
Lanimal devra :
- impérativement être tatoué ;
- disposer dun carnet de santé, des certificats de
vaccinations à jour, dun certificat antirabique datant
de plus de 30 jours et ne dépassant pas un an.
Texte de références : arrêté du 29/11/1991
relatif aux conditions et modalités dintroduction des
carnivores domestiques en Corse et dans les départements
doutre-mer (JORF du 10/12/1991).
Lintroduction danimaux de compagnie autres
que les carnivores domestiques fait lobjet dune dérogation
générale à la prohibition de tous animaux vertébrés
vivants sur le territoire français, définie par les
avis aux importateurs danimaux vivants non destinés
à la vente et accompagnant leurs propriétaires, dont
vous trouverez la liste ci-après.
Les animaux non destinés à la vente et accompagnant
leurs propriétaires, appartenant aux espèces non reprises
dans ces avis aux importateurs, font lobjet dune dérogation
particulière accordée au cas par cas par les services
vétérinaires des DOM.
Avis aux importateurs damphibiens vivants non
destinés à la vente et accompagnant leurs propriétaires
du 1er avril 1998 (JORF du 01/04/1998) ;
Avis aux importateurs de lapins vivants non destinés à
la vente et accompagnants leurs propriétaires du 1er avril
1998 (JORF du 01/04/1998) ;
Avis aux importateurs de reptiles non destinés à la
vente et accompagnant leurs propritétaires du 24 août
1994 (JORF du 24/08/1994) ;
Avis aux importateurs de rongeurs domestiques de compagnie du 24
août 1994 (JORF du 24/08/1994) ;
Avis aux importateurs de poissons vivants du 23 avril 1987 (JORF
du 23/04/1987) ;
Avis aux importateurs doiseaux de volière vivants du
31 octobre 1981 (JORF du 31/10/1981).
Contacts utiles : Pour de plus amples informations,
prenez contact avec la direction des services vétérinaires
de votre département bien avant votre départ.
Direction des services vétérinaires
de la Martinique
Domaine de Tivoli - BP 671
97234 Fort-de-France cedex
Téléphone : 05. 96. 64. 89. 64
Fax : 05. 96. 64. 23. 74