Située dans l'océan Indien, à
800 km à l'est de Madagascar, l'île de La Réunion,
au climat tropical, constitue, avec les îles Maurice et Rodrigues,
l'archipel des Mascareignes.
Son environnement, sa forêt tropicale, ses massifs volcaniques
et ses plantations de canne à sucre en font une île
haute en couleurs.
Les visiteurs ne s'y trompent pas : le tourisme y est en forte expansion
depuis plusieurs années. L'île possède de nombreux
atouts, comme la multiplicité ethnique de sa population (son
histoire est un brassage permanent de peuples), sa faune et sa flore
(cocotiers, vanilliers, manguiers, mais également des plantes
à parfum comme le vétyver) ou sa situation de pivot
au sud-ouest de l'océan Indien.
Française depuis 1638, La Réunion devient département
français en 1946.
Géographie
Dune superficie totale de 2512 kilomètres
carrés, lîle est bordée par 210 kilomètres
de côtes, pour lessentiel inhospitalières, si
ce nest les 25 kilomètres de plage de sable blanc corallien
et 14 km de sable noir, situées à lOuest. Elle
noffre pratiquement pas dabri naturel pour la navigation,
hormis la baie de Saint-Paul.
Elle est constituée de deux ensembles volcaniques
Dans la partie Nord-Ouest, le Piton des Neiges (3
069 mètres) domine les trois cirques de Cilaos, Salazie et
Mafate qui lenserrent. Ce dernier, où vivent 700 habitants,
est inaccessible en voiture. Ils sont le résultat de leffondrement
et de lérosion des flancs de lancien volcan.
Au sud-est, le Piton de la Fournaise (2 631m) est un volcan actif,
de type hawaïen. Il sagit dun volcan particulièrement
actif, qui entre en éruption environ trois fois par an, ce
qui constitue toujours un spectacle apprécié des Réunionnais.
La Plaine des Cafres et la Plaine des Palmistes, qui se rejoignent
au col de Bellevue, assurent la liaison entre les deux massifs du
Piton des Neiges et du Piton de la Fournaise.
La configuration de lîle, soumis à
des pluies très abondantes pendant la saison humide du climat
tropical (entre 2.600 et 4.000mm dans lEst de novembre à
avril), a abouti à la formation dinnombrables "ravines"
ou "rivières", qui descendent des sommets en alternant
gorges abruptes et secteurs plus calmes, encombrés de rochers
et parfois agrémentés de cascades et de "bassins".
Lérosion à la Réunion est une des plus
fortes constatées dans le monde, elle est irréversible
et structure les paysages et le relief typique de lîle.
La côte orientale de lîle, dite "côte
au vent", très arrosée, où plusieurs rivières,
comme celles du Mât, des Marsouins, de lEst, sont pérennes,
contraste avec la côte occidentale, "sous le vent",
aux terres arides.
La végétation de La Réunion,
qui compte de nombreuses espèces endémiques, varie
en fonction de l'altitude et du climat : forêt tropicale ou
savane sèche, plantations de canne à sucre ou d'arbres
fruitiers. Si la forêt abrite d'extraordinaires fougères
arborescentes, elle est également riche en oiseaux multicolores. haut de page
Climat
Le climat de La Réunion, de type tropical,
est marqué par l'influence des vents alizés.
Celui-ci change de manière importante selon les lieux et
le relief. La moyenne des températures est de 20°C sur
le littoral, et de 14°C dans les plaines intérieures.
Il est à noter que des gelées nocturnes se produisant
sur les hauteurs au dessus de 2.000 m.
La saison des cyclones dure de décembre à avril. haut de page
La population de La Réunion, avec 706.300
habitants (résultats du recensement de mars 1999), avec une
densité de 282 habitants/km², est la plus importante
de tout l'outre-mer.
Trois siècles et demi dhistoire ont
transformé lîle déserte. Arrivés
au fil du temps de tous les horizons, les Réunionnais ont
constitué une société métissée,
au sein duquel six groupes ethniques peuvent néanmoins être
distingués :
La population dorigine africaine et malgache,
appelée communément cafre, pour lessentiel issue
de la période esclavagiste trouve ses origines au Mozambique,
en Guinée et au Sénégal. Elle est très
fortement métissée avec la souche européenne
et sélève à 35% du total.
La population blanche, dorigine européenne représente
25% de lensemble. Il convient dy ajouter environ 5%
de métropolitains (les "zoreils") vivant sur lîle.
La population dorigine indienne et de religion hindouiste,
les "Malabars", est constituée des descendants
des travailleurs "engagés" arrivés, de 1848
à 1882, par dizaines de milliers de la côte orientale
de lInde (Coromandel) et de la côte de Malabar. Elle
représente 25% des habitants actuels.
Les Chinois, ayant quitté sensiblement à la même
époque la région de Canton, se sont dispersés
dans tout locéan Indien. Ils sont estimés aujourdhui
à 4% du total des Réunionnais.
Les Indo-musulmans du Gujerat (Nord de Bombay), venus plus tardivement,
à la fin du XIXème et au début du XXème
siècle, ont également fait souche. Leurs descendants,
les "Zarabs", constituent environ 3% de la population.
Les originaires de Mayotte et des Comores, mais aussi les descendants
des engagés dautres contrées du pourtour de
locéan indien, que lon est allé chercher
au siècle dernier, complètent cette palette humaine.
La Réunion bénéficie d'un tissu
urbain développé avec 8 villes de plus de 30.000 habitants
: Saint-Denis, le chef-lieu (131.557 habitants), Saint-Paul (87.712
habitants), Saint-Pierre (68.915 habitants), Le Tampon (60.323 habitants),
Saint-Louis (43 500 hab.), Saint-André (43 000 Hab), Saint-Benoît
(31 560 hab) et Saint-Joseph (30 293 hab) (Recensement de la population
de mars 1999).
Taux durbanisation (nombre dhabitants vivant dans une
ville de plus de 2.000 habitants pour 100 habitants) : 98,2% (75%
en métropole).
La publication du recensement de 1999 montre que
la démographie réunionnaise est en hausse de 1,72
% par an depuis 1990. La croissance est due au flux migratoire mais
surtout à laccroissement naturel (excédent des
naissances sur les décès) : le taux de natalité
atteint 20 (le taux de natalité sétablit
autour de 13 en métropole) alors que le taux de mortalité
sétablit à 5. Le solde migratoire 1990-1999
est également positif. Si ce rythme se maintient, la Réunion
pourrait compter entre 900 000 et un million dhabitants en
2025.
Les chiffres soulignent un vieillissement certain de la population
(51 400 plus de 60 ans en 1990, 70 700 en 1999). Parallèlement
le nombre des moins de 20 ans a diminué pour atteindre 36
% de la population contre 40 % en 1990.
Le nombre des jeunes adultes (20 à 29 ans) est descendu depuis
1990 à 15 % de la population, alors que les 3039 ans
deviennent la tranche dâge la plus nombreuse (17%).
Lun des facteurs prépondérants du vieillissement
est sans conteste laugmentation de la longévité.
Lespérance de vie atteint 70,4 ans pour les hommes
et 78,6 ans pour les femmes, ce qui représente un accroissement
de 10 mois depuis 1990. haut de page
Histoire
Découverte au début du XVIème
siècle par les Portugais, lîle est encore inhabitée
au moment de sa prise de possession au nom du roi de France en 1642.
Dénommée "Bourbon", son histoire se confond
alors avec celle de la Compagnie des Indes Orientales. Celle-ci
se charge de la mettre en valeur en privilégiant une culture
dexportation, le café, et en utilisant surtout une
main duvre d'esclaves en provenance dAfrique ou
de Madagascar.
Passée sous administration directe de la couronne en 1767,
elle est baptisée "Réunion" par la Convention
en 1793. Placée sous domination anglaise de 1810 à
1815, lîle connaît ensuite un demi-siècle
de prospérité grâce à lintroduction
par ses occupants de la culture de la canne à sucre.
A partir de 1865, leffondrement du cours du sucre va mettre
à mal cette situation florissante. Malgré la construction
dune ligne de chemin de fer en 1882 et le creusement dun
port à la Pointe des Galets en 1886, la Réunion connaîtra
une longue période de marasme et traversera deux dures épreuves.
La Première guerre mondiale, qui fera près de 3 000
morts, sera suivie dune effroyable épidémie
de grippe espagnole causant entre 5 et 10 000 morts avant que ne
samorce, dans les années 20, un redressement sensible,
vite interrompu par le déclenchement de la Seconde guerre
mondiale. La Réunion subira un dur blocus durant celle-ci
et son ralliement à la France libre en novembre 1942 ne mettra
fin que partiellement à cette épreuve.
Votée à lunanimité par lassemblée
constituante, la loi du 19 mars 1946 transforme les quatre vieilles
colonies, dont la Réunion, en départements français.
Toutefois, les pesanteurs administratives et létat
de délabrement de léconomie sont tels quil
faudra attendre le début des années 60 pour quune
véritable politique de développement soit mise en
oeuvre. Elu député de la première circonscription
en 1963, lancien Premier Ministre Michel Debré engage
alors la Réunion dans un processus volontariste de développement
et dassimilation avec la métropole. haut de page
Institutions
La Réunion, département français,
est placée sous l'autorité d'un préfet nommé
par le Gouvernement.
Lîle, devenue département français depuis
la loi du 19 mars 1946, est dotée d'un conseil régional
et d'un conseil général. Tous les textes nationaux
y sont applicables. Seules certaines adaptations ont été
prévues par la loi.
La Réunion comprend 24 communes et 47 cantons. Elle est représentée
par 5 députés et 3 sénateurs au Parlement et
par un conseiller au Conseil Economique et Social.
La préfecture est située à Saint-Denis et 3
sous-préfectures à Saint-Pierre, Saint-Paul et Saint-Benoît.
En tant que département français d'outre-mer, La Réunion
fait partie de l'Union Européenne au sein de laquelle elle
constitue une région ultra-périphérique ; à
ce titre, elle bénéficie de "mesures spécifiques"
qui adaptent le droit communautaire en tenant compte des caractéristiques
et contraintes particulières de ces régions.
Si la filière canne-sucre-rhum-bagasse demeure toujours aujourdhui
une activité essentielle, les activités de diversification
connaissent désormais une croissance continue. En effet,
le secteur des services prend une importance croissante, près
des trois quarts de la population active travaillent désormais
dans le tertiaire, notamment dans les services et le commerce.
Les activités de diversification qui ont émergé
ces dernières années dans le secteur agricole concernent
la production légumière et fruitière, les cultures
secondaires dexportation (géranium, vanille, tabac ),
la filière viande-lait.
Au plan industriel, lessor a surtout bénéficié
aux industries agro-alimentaires et à la construction. Les
activités dans ces secteurs bénéficient datouts
incontestables : limportance du marché intérieur,
des soutiens publics importants dans le logement et, par le biais
de programmes structurels, dans les travaux publics (routes, infrastructures ),
une protection des productions locales contre la concurrence (octroi
de mer).
Le tourisme est en nette progression (un tourisme haut de gamme
dans lOuest, un tourisme de découverte dans les Hauts,
un tourisme populaire de clintèle locale).
Enfin le secteur du haut tertiaire, notamment la vente de services
au travers du développement des formations, lingénierie
et les bureaux détudes, offre de fortes potentialités
liées aux besoins de léconomie générale
de la zone.
Le PIB a connu au cours des dernières décennies
une très forte croissance qui sest accentuée
après 1986 du fait de la défiscalisation. Après
une période plus récente, marquée par un certain
ralentissement, elle reste encore importante. Le produit intérieur
brut a augmenté de 39,6% en valeur. Néanmoins le PIB
par habitant reste encore à un niveau deux fois inférieur
à son niveau moyen européen.
Conséquence de ce dynamisme, le marché de lemploi
a, au cours de la dernière décennie connu un essor
important : entre 1990 et 2000, sa croissance annuelle sest
située au niveau de 2,5% se traduisant par la création
de 30 000 emplois nets. Cette évolution globale sest
accompagnée aussi de transferts deffectifs profitant
aux branches les plus porteuses du tertiaire et dans une moindre
mesure de lindustrie. Toutefois ces créations ne permettent
pas dabsorber le flux des demandeurs demploi.
Les concours financiers publics sont le véritable moteur
de léconomie de lIle : les dépenses annuelles
des administrations publiques atteignent environt 27 milliards de
francs alors que les ressources fiscales et sociales sélèvent
à moins de 44 milliards. Le solde des opérations courantes
et en capitale des administrations dans la Région représente
un déficit de 16 milliards de francs. Les interventions prioritaires
de lEtat en investissements, recensés dans le contrat
de plan 2000-2006, portent sur près de 4,6 milliards de francs,
dont 2 milliards à la charge de lEtat.
La Réunion est classée par lEurope
dans la catégorie des régions en retard de développement
et bénéficie à ce titre dun programme
opérationnel de développement dobjectif N°1
(PDR III).
Agriculture
La surface agricole utilisée ne représente
que 17% du territoire en 2000 contre 25% en 1989 (54,3% en métropole).
La production agricole se partage en 3 postes d'importance
économique comparable :
- Canne à sucre et autres plantes industrielles,
- Fruits et légumes,
- Viandes et produits d'élevage
La culture de la canne à sucre représente plus de
la moitié de la surface agricole utilisée de l'île
(environ 25.900 hectares, soit 60 % des terres cultivables) et occupe
une place prépondérante dans l'agriculture locale.
Les usines sucrières et les distilleries sur place transforment
la récolte de cannes respectivement en sucre et en rhum.
La production de sucre est de l'ordre de 200.000 tonnes. Après
un doublement en 1993, la production de rhum de la Réunion
atteint en 2000, 80 800 hectolitre d'alcool pur (HAP). Les exportations
de sucre ont représenté 109 millions d'euros en 2000
contre 103 millions d'euros en 1999.
Les autres productions agricoles traditionnelles
sont la vanille, les essences à parfum (géranium,
vetyver, ylang-ylang). L'importance économique de ces cultures
traditionnelles régresse inexorablement depuis de nombreuses
années.
A côté de cette filière, on assiste
depuis 20 ans à une diversification des productions, notamment
l'élevage, les cultures hors sol et le maraîchage.
Les filières animales, notamment porcine et avicole, marquent
la réussite du mouvement coopératif réunionnais.
L'élevage s'est développé et a fourni en 1999,
197 000 hl de lait (80.000hl en 1992), 11 273 tonnes de viande porcine
et 1517 tonnes de viande bovine. Son développement se poursuit
grâce à une politique de pâturages en altitude,
et notamment au programme d'aménagement des Hauts de la Réunion
où réside un cinquième de la population de
l'île et où les activités agricoles, pastorales
et forestières se multiplient. haut de page
Pêche
Encore très marginale en 1980, cette activité
est en croissance continue.
la pêche artisanale :
- avec la petite pêche (sorties inférieures à
24 h) : 260 unités armées et 330 marinsthon (37% du
chiffre d'affaires) ;
- la pêche côtière et pêche au large :
32 navires, 180 marins - espadon (64% de leur chiffre d'affaires)
;
- et la pêche au large dite industrielle : 5 navires, 90 marins
français, 188 MF de CA dont la légine.
Quatrième produit d'exportation (après le sucre, le
rhum et les essences à parfum), la pêche a représenté
des prises de 4 800 tonnes en 1995, de 7550 tonnes en 2000.
La pêche artisanale côtière est
faible en raison de l'absence de plateau continental autour de l'île.
En revanche, la pêche industrielle au large, notamment celle
de la langouste aux abords des îles Saint-Paul et Amsterdam,
ainsi que la pêche industrielle, pratiquée actuellement
par trois armements basés à la Réunion participent
au redéploiement de l'activité sur la zone de Kerguelen,
dont la Réunion constitue la base arrière. Les prises
ont augmenté en 2000 avec 3 911 tonnes de légines,
mais diminué pour ce qui concerne les langoustes (167 tonnes).
La Réunion a également une activité d'entreposage
de poissons (thons et autres espèces) s'adressant notamment
à la pêche thonière des palangriers asiatiques. haut de page
Le secteur secondaire
Le secteur industriel réunionnais se caractérise
par :
Une industrie agroalimentaire qui représente un peu plus
de 20% du secteur qui emploie 38 % des salariés de lindustrie
et représente un volume daffaire de plus de 4,4 milliards
de francs. Elle se compose principalement de lindustrie sucrière
et lindustrie de la viande et du lait.
Une industrie manufacturière qui regroupe plus des trois
quarts des entreprises industrielles et représente 51 % du
chiffre daffaires global. Elle se compose des entreprises
des biens intermédiaires, des biens déquipement
et des biens de consommation courante. haut de page
Le tourisme
Le secteur du tourisme participe pour une part croissante
à l'activité économique de la Réunion.
La Réunion dispose schématiquement de trois bassins
d'implantation d'hôtels :
- La région de Saint-Denis accueille principalement la clientèle
de tourisme d'affaires ;
- La région de l'Ouest, tournée vers le tourisme balnéaire
(56 % des nuitées) ;
- Les régions des Hauts et du Sud caractérisées
par une infrastructure hôtelière de faible densité
et des hôtels de petite taille, vers lesquels se tournent
les touristes et les résidents.
En avril 2002, La Réunion disposait de 61 hôtels et
résidences de tourisme classés offrant une capacité
d'accueil de 2.850 chambres.
En complément des hôtels classés, il existe
aussi deux villages-vacances (700 lits) auxquels s'ajoutent des
hôtels ou résidences non classés (1.500 lits).
Les hébergements en gîtes ruraux, d'étapes,
de montagne, en chambres d'hôtes et en meublés approchent
des 700 établissements pour 2.800 lits. Cette offre d'hébergement
est majoritairement présente dans le Sud et les Hauts.
Les quatre principaux ports de plaisance accueillent
plus de 1.200 bateaux qui permettent le séjour et les activités
nautiques.
La Réunion a accueilli 432 000 touristes en
2003, soit une fréquentation en hausse de 1,4 % pour une
recette de 365 millions d'euros qui en fait "l'activité
leader" de l'île.
Ce département dispose, il est vrai, d'un
potentiel touristique très varié entre activités
sportives et nautiques (dont la pêche au gros), les aéroclubs,
les séjours en montagne dans les gîtes de la région
des Hauts de La Réunion, la visite des cirques formés
dans les cratères des volcans éteints et le volcan
du Piton de la Fournaise (2.631 mètres).
La multiplicité des cuisines locales (chinoise,
créole, indienne et française) proposées par
les restaurants de l'île est un agrément supplémentaire
qui n'échappe pas aux visiteurs.
En savoir plus : Comité du tourisme de La
Réunion haut de page
Commerce
Le commerce se positionne comme le premier secteur
dactivité économique du département devant
les services marchands. Au cours des dernières années,
lamélioration du pouvoir dachat des ménages,
favorisée pour lessentiel par le rattrapage progressif
et rapide du salaire minimum de croissance des départements
doutre-mer sur celui de la métropole, a pleinement
bénéficié aux entreprises commerciales et plus
particulièrement aux grandes et moyennes surfaces. haut de page
Artisanat
34 % des entreprises réunionnaises et 15 %
de la population active ayant un emploi dans le département
travaillent dans le secteur artisanal. haut de page
Avec une population totale estimée à
731 700 habitants en mars 2001, dont près de 38% ont moins
de vingt ans, la croissance démographique de la Réunion
apparaît quatre fois supérieure à celle observée
en métropole. Ce phénomène se conjugue à
la modification des comportements sociaux, comme le développement
du travail féminin, qui entraîne une forte progression
de la population active du département. Celle-ci a une influence
déterminante sur le niveau du chômage dans la mesure
où la demande de travail des générations nombreuses
qui arrivent sur le marché de l'emploi ne peut être
totalement satisfaite en dépit d'un tissu économique
en expansion.
L'emploi constitue l'enjeu essentiel du développement
économique de l'île. Cette analyse confirme la nécessité
de concrétiser de façon plus volontaire la proposition
formulée début 1992 de favoriser la création
de nouvelles activités tournées vers l'export. Il
s'agit aujourd'hui de renforcer la politique d'ouverture de l'économie
initiée en 1994.
Signe encourageant toutefois, le chômage poursuit
son fléchissement. Le nombre des demandeurs d'emploi de catégorie
1 a diminué de 7,7% sur un an (décembre. 01 à
décembre. 02). Au 31 décembre 2002, le taux de chômage
était de 28% avec 81 852 demandeurs demploi, contre
30,4% un an plus tôt. En seulement 5 ans, depuis décembre
1997, le nombre de demandeurs demploi a diminué de
18%.
En revanche, le nombre de bénéficiaires
du RMI est passé de 61 866 au 31 décembre 2001 à
65 302 au 31 décembre 2002 (+5,5%). Dans le même temps,
le nombre de bénéficiaires du RSO est passé
de 4 631 à 5 413 (+16.9%).
En savoir plus :
Institut d'émission des Départements d'Outre-Mer
Institut national de la statistique des études économiques haut de page
Coopération
régionale
Dans ce domaine, lIle de la Réunion constitue un exemple
original, puisquen effet la France a adhéré,
il y a plus de quinze ans, à la Commission de lOcéan
Indien, au titre de son département situé dans la
zone Océan Indien. Cela se traduit par un dispositif spécifique
qui résulte de la présence de la France au sein dune
organisation intergouvernementale dEtats ACP.
La coopération régionale est de nature à constituer
un véritable atout, quil sagisse du développement
économique de la Réunion ou des relations diplomatiques
de la France vis à vis des pays riverains de lOcéan
Indien.
Enseignement
La scolarité est la même quen
métropole, sauf pour le calendrier scolaire qui comporte
des vacances pour lété austral (décembre
à février) et dautres à la fin de lannée
scolaire (début août à début septembre).
En 2001, lenseignement préélémentaire
et primaire regroupait 122.054 élèves répartis
dans 532 écoles. Lenseignement secondaire compte 98
848 élèves répartis dans 118 établissements
(76 collèges, 42 lycées). Il existe également
deux lycées denseignement agricole qui permettent de
préparer un BEPA (brevet denseignement professionnel
agricole) dexploitation, (spécialité : production
option horticulture) et un BTA (brevet de technicien agricole) dans
la même filière ainsi quun BTSA (brevet de technicien
supérieur agricole).
En 2001, lUniversité de La Réunion
comptait 14 769 étudiants répartis au sein de 3 UFR
( unité de formation et de recherche) :
Droit, Science Economiques et Politiques (niveau
Doctorat, DESS ainsi que la préparation aux concours dentrée
à lécole nationale de la magistrature et au
centre de formation professionnelle davocats),
Sciences (niveau maîtrise ou Doctorat selon les formations).
Par ailleurs il est également possible aux étudiants
de suivre une préparation au concours permettant laccès
en 2ème année détudes médicales
ou dentaires.
Lettres et Sciences Humaines, (niveau licence, maîtrise ou
Doctorat selon les formations)
Enfin, un Institut Universitaire de Formation des Maîtres
(IUFM) a été ouvert en 1992.
Santé
Léquipement sanitaire de La Réunion
est comparable à celui de la métropole. En 2001, il
dispose de 18 établissements hospitaliers répartis
sur lensemble de lîle et représentant une
capacité daccueil de 2.699 lits. Toutes les communes
sont dotées dun dispensaire comprenant une unité
de protection maternelle et infantile.
Aucune maladie tropicale majeure nest signalée à
La Réunion. Aucune vaccination spécifique nest
exigée. haut de page
Social
La sécurité sociale sapplique
comme en métropole en matière dassurance maladie,
daccidents du travail et dassurance vieillesse. La couverture
sociale est la même que dans un département métropolitain.
Les allocations familiales sont alignées sur
le niveau métropolitain. Les prestations sociales telles
que lallocation pour jeune enfant et lallocation parentale
déducation ont été également alignées
ou étendues dans les mêmes conditions quen métropole.
Cependant, des mesures spécifiques subsistent :
- l'allocation familiale au premier enfant au-delà de 3 ans
;
- le complément familial de 3 à 5 ans ;
- la prestation spécifique de restauration scolaire.
Laide sociale (à la famille, aux personnes âgées)
est active et en grande partie décentralisée.
Le taux du SMIC est aligné sur celui de la métropole,
ainsi que le Revenu Minimum dInsertion (RMI).>
Depuis 1995, un établissement public, lagence
dinsertion, est chargée de piloter le dispositif dinsertion
et de définir le programme départemental dinsertion
et le programme de tâches dutilité sociale. haut de page
Environnement
La Réunion bénéficie d'un environnement
exceptionnel. L'île de la Réunion bénéficie
de sites d'une qualité environnementale et paysagère
exceptionnelle. Comme la Guyane, elle possède une faune et
une flore très riche, parfois uniques. Il existe un réseau
de réserves biologiques domaniales important (7.000 ha) sur
les espaces forestiers des Hauts pour lesquels un projet de parc
national est actuellement à l'étude, auquel s'ajoutent
sur le littoral des acquisitions importantes du conservatoire du
littoral (Etang du Gol, Bois Blanc, Anse des Cascades, etc...) et
la réserve naturelle de Saint-Philippe-Mare Longue (68 ha).
Les projets en cours devraient conduire à terme à
l'extension de cette dernière et à la création
de nouvelles réserves naturelles sur l'étang du Gol,
la forêt de la Rivière des Remparts, l'étang
de Saint-Paul et sur les lagons et leurs récifs coraliens.
La mise en place d'un parc maritime sur le secteur des lagons fait
l'objet aujourd'hui d'une réflexion approfondie. Il en est
de même pour le secteur des volcans pour lequel on réfléchit
à la mise en place d'une protection forte, dans le cadre
d'un autre projet de parc, destiné à assurer la protection
et la mise en valeur des Hauts.
En matière de recherche scientifique, La Réunion bénéficie
de la présence de nombreux organismes, avec, en particulier,
le laboratoire volcanologique du Piton de la Fournaise, le centre
météorologique de Saint-Denis (4ème centre
du réseau de l'Organisation Mondiale de la Météorologie
et, chargé à ce titre, d'assurer le suivi cyclonique
pour l'ensemble de l'océan Indien), l'ORSTOM (notamment pour
la surveillance de l'environnement par télédétection
satellitaire dans le cadre du programme européen "Earthnet"),
l'université de la Réunion (dans les domaines des
sciences de la terre, de la biologie et de la physiologie végétales
et écologie marine) et le conservatoire botanique des Mascarins. haut de page
Vie Culturelle
Apport original au sein de la diversité culturelle
de la France, la culture réunionnaise constitue à
elle seule une mosaïque. Riches d'apports issus d'Europe, d'Afrique,
de Madagascar et d'Asie, les Réunionnais ont, en plus de
trois siècles de vie commune, forgé une culture créole
vivante, et qui, depuis une quinzaine d'années, s'ouvre progressivement
sur le monde.
La vie culturelle est caractérisée
par un grand dynamisme de l'ensemble des secteurs d'expression artistique,
notamment de la musique et des arts plastiques.
Des créateurs réunionnais commencent à trouver
reconnaissance et audience au-delà de l'île :
- pour la musique : Daniel Waro, Gramoune Lélé, Ti-Fock,
Ziskakan
- pour les arts plastiques : Gilbert Calin, Jack Beng-Thi, William
Zitte
- pour la littérature : Boris Gamaleya (poète), Axel
Gauvin (romancier), Jean-François Sam-Long (romancier).
Cette créativité bénéficie du soutien
financier constant de l'Etat et des collectivités locales,
mais surtout d'une prise de conscience collective de la richesse
et de l'originalité du patrimoine culturel dont le métissage
est le fondement et dont l'enrichissement passe par l'approfondissement
des échanges interculturels, en particulier au sein de la
zone Océan Indien.
- Les politiques culturelles
Contrairement à la métropole où les communes
sont les principaux financeurs publics de la culture, à la
Réunion le Département et la Région constituent
les premiers opérateurs du secteur culturel (60 MF pour le
Département, 70 MF pour la Région).
Une politique concertée est menée par
l'Etat (20 MF) et les deux principales collectivités sur
des objectifs prioritaires communs, qui sont :
- l'aménagement équilibré du territoire.
Un effort considérable a été fait en matière
d'équipements "lourds" : 4 musées, 21 bibliothèques
municipales (plus quatre en cours de réalisation), 1 école
des Beaux-Arts, 1 conservatoire national de Région, plusieurs
salles de spectacles. Dans le cadre du XI° Plan, l'effort portera
sur la réduction des déséquilibres géographiques
par la délocalisation d'activités, d'équipements
et de compétences et sur la décentralisation de l'offre
culturelle par le soutien aux équipements municipaux. Le
contrat de Plan, les contrats de ville et les conventions culturelles
avec les communes visent à favoriser un transfert progressif
des responsabilités en matière culturelle aux communes.
- la préservation de l'identité. Elle implique
une protection nécessaire et concertée du patrimoine
historique, ethnologique, linguistique (importance du fait créole,
longtemps nié ou refoulé) et artistique de la Réunion.
- la restructuration économique du secteur culturel.
Elle passe par la professionnalisation des acteurs culturels existants
et la création d'emplois nouveaux que réclament l'aménagement
plus équilibré du territoire et l'ouverture de secteurs
nouveaux tels le cinéma d'animation, les chantiers patrimoniaux
ou le tourisme culturel.
La place de la culture dans les programmes et stratégies
de développement social et de lutte contre l'exclusion, en
particulier ceux qui concernent le milieu rural, les quartiers défavorisés,
la population carcérale
Les multiples témoins architecturaux de lépoque
coloniale, les vestiges de la Compagnie des Indes et tous les musées
ouverts sur lîle font de La Réunion une halte
culturelle dun intérêt certain. Parmi ces musées,
on ne manquera surtout pas le musée Léon DIERX (constitué
autour de la collection impressionniste dAmbroise VOLLARD),
le musée agricole et industriel, premier "grand projet
culturel" dans un département doutre-mer, inauguré
en 1990 dans une ancienne usine sucrière de Saint-Leu, ni
la Maison du Volcan, au Tampon.
Enfin, le Fonds régional dart contemporain
(FRAC), à Saint-Paul et la Maison de la communication, à
Saint-Denis, sont à ne pas manquer. haut de page
Médias
La presse écrite à La Réunion
se caractérise par sa vitalité et sa diversité
: trois quotidiens de sensibilités politiques différentes,
plusieurs hebdomadaires, des périodiques et des lettres dinformation,
auxquels sajoutent les journaux et magazines édités
en métropole.
Le service public de la radio télévision est assuré
par RFO (Réseau France Outre-mer) société nationale
de radio télévision pour loutre-mer retransmet
des programmes de France Télévision et diffuse un
programme régional. Les programmes radio de RFO sont constitués
démissions reprises de Radio France.
RFO partage le marché de la télévision avec
une chaîne privée « Antenne Réunion »
et, depuis fin 1998, la télévision par satellite ainsi
que le câble sont accessibles assurant ainsi une offre de
programmes comparable à celle de la métropole.
Les programmes radio de RFO sont constitués démissions
reprises de Radio France.
Les radios locales privées, apparues depuis 1983, sont très
nombreuses et témoignent dune grande vitalité.
Décalage
horaire
Le décalage horaire est de + 3 h 00 en hiver
et de +2 h 00 en été.
Exemple : En hiver, lorsquil est 12 h 00 à Paris ,
il est 15 h 00 à Saint-Denis. haut de page
Téléphone
Pour joindre le département, composer le 02.62
+ les 6 chiffres du numéro de votre correspondant. haut de page
Animaux domestiques
Limportation danimaux carnivores domestiques
dans les départements doutre-mer est soumise à
quelques précautions sanitaires. Lanimal devra :
- impérativement être tatoué ;
- disposer dun carnet de santé, des certificats de
vaccinations à jour, dun certificat antirabique datant
de plus de 30 jours et ne dépassant pas un an.
Texte de références : arrêté
du 29/11/1991 relatif aux conditions et modalités dintroduction
des carnivores domestiques en Corse et dans les départements
doutre-mer (JORF du 10/12/1991) ;
Lintroduction danimaux de compagnie autres
que les carnivores domestiques fait lobjet dune dérogation
générale à la prohibition de tous animaux vertébrés
vivants sur le territoire français, définie par les
avis aux importateurs danimaux vivants non destinés
à la vente et accompagnant leurs propriétaires, dont
vous trouverez la liste ci-après. Les animaux non destinés
à la vente et accompagnant leurs propriétaires, appartenant
aux espèces non reprises dans ces avis aux importateurs,
font lobjet dune dérogation particulière
accordée au cas par cas par les services vétérinaires
des DOM.
Avis aux importateurs damphibiens vivants non
destinés à la vente et accompagnant leurs propriétaires
du 1er avril 1998 (JORF du 01/04/1998)
Avis aux importateurs de lapins vivants non destinés à
la vente et accompagnant leurs propriétaires du 1er avril
1998 (JORF du 01/04/1998)
Avis aux importateurs de reptiles non destinés à la
vente et accompagnant leurs propriétaires du 24 août
1994 (JORF du 24/08/1994)
Avis aux importateurs de rongeurs domestiques de compagnie du 24
août 1994 (JORF du 24/08/1994)
Avis aux importateurs de poissons vivants du 23 avril 1987 (JORF
du 23/04/1987)
Avis aux importateurs doiseaux de volière vivants du
31 octobre 1981 (JORF du 31/10/1981)
Contacts utiles :
Pour de plus amples informations, prenez contact avec la direction
des services vétérinaires de votre département
bien avant votre départ.
Direction des services vétérinaires
de La Réunion
Parc de la Providence
97488 Saint-Denis Cédex
Téléphone : 02. 62. 30. 88. 20
Fax : 02. 62. 30. 88. 30