Géographie
Ce département, d'une superficie de 86.504
km², est limité :
au nord, par la côte qui, dans son ensemble, est plate et marécageuse
et formée de terrains sédimentaires récents ;
à l'est, par le fleuve Oyapock, entre la Guyane et le Brésil
;
à l'ouest, par le fleuve Maroni, séparant la Guyane
du Surinam ;
au sud, la frontière avec le Brésil est matérialisée
par la ligne de partage des eaux avec le bassin de l'Amazone.
La Guyane possède 300 km de côtes, 520
km de frontières avec le Surinam et 700 km de frontières
avec le Brésil.
Cayenne, chef-lieu du département, se situe à 7.072
km de Paris et à 1.500 km de Fort-de-France, à 5.000
km de Rio de Janeiro et 5.000 km de New York.
Le relief guyanais
Le long de la côte, sur une largeur moyenne de 20 km, s'étendent
les "terres basses" (6 % de la superficie totale), constituées
de dépôts quaternaires marins.
Les "terres hautes" qui se présentent comme une
succession de petites collines dépassant rarement quelques
dizaines de mètres, comprennent du nord au sud :
la chaîne septentrionale au relief de type "appalachien"
(350 mètres au maximum),
le massif central guyanais, au relief "en ruche" (800
mètres au maximum),
la pénéplaine méridionale (150 mètres).
Le point culminant de la Guyane française
atteint 800 mètres (massif tabulaire).
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Le climat
Le climat est de type équatorial, à
température presque constante, les minimums avoisinant 22°C
et les maximums proches de 36°C. Le trait essentiel est évidemment
l'humidité relative dont le taux descend rarement en dessous
de 80 %.
Les pluies (de 2500 à 4000 mm/an) diminuent d'intensité
vers l'ouest et surtout vers l'intérieur.
Elles déterminent quatre saisons :
la petite saison des pluies de décembre à février
;
le petit été de mars ;
la grande saison des pluies davril à juillet ;
la grande saison sèche daoût à décembre.
La Guyane est exposée aux alizés du
secteur Est, mais les cyclones y sont inconnus.
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La population guyanaise depuis
10 ans
On a dénombré près de 157.213 habitants en
Guyane lors du recensement de 1999, soit 42.600 habitants supplémentaires
en 9 ans.
Ce rythme de progression très important, difficile à
évaluer avec précision, est soutenu par la conjonction
d'un taux de natalité qui est le plus important de France
et d'Amérique du Sud (31,3 pour mille en 1999) et un solde
migratoire largement excédentaire. Cela donne un rythme de
croissance de 3,6 % par an toutefois moindre que celle de la dernière
période intercensitaire (5,8%).
En conséquence, plus de la moitié des habitants a
moins de 25 ans et il y a 52 % d'hommes du fait de la forte immigration.
Le taux de mortalité est très faible et la fécondité
élevée (3,6 %) mais le taux de mortalité infantile
(17 0/00) reste trois fois supérieur à celui de la
métropole du fait de l'insuffisance des équipements
hospitaliers dans l'intérieur.
Un rééquilibrage démographique entre Cayenne
et une partie du reste de la Guyane est en train de s'opérer
au profit des villes de Saint-Laurent du Maroni et Kourou dont les
populations ont été multipliées par 2 en 10
ans, et des communes résidentielles autour de Cayenne. Pourtant
l'essentiel de l'intérieur du pays reste désert et
la densité de la population n'est que de 2 habitants/km².
La population de Guyane est caractérisée
par sa grande diversité :
Les Créoles guyanais (environ 40 % de la population)
Les Amérindiens répartis en six ethnies (les Arawaks,
les Palikus, les Galibis, les Wayanas ou Roucouyennes, les Oyampis
ou Wayampis, et les Emerillons). Ils représentent environ
4 500 personnes.
Les Noirs-marrons, (les Saramacas, les Bonis ou Aluqus, les Djukas
). Ils représentent environ 4 000 personnes.
Les H'mongs, arrivés en 1977, représentent environ
2 000 personnes regroupées sur les communes de Cacao et Javouhey.
Les Métropolitains représentent actuellement environ
12% de la population.
Les autres populations (Chinois, Libanais, Brésiliens, Haïtiens,
Surinamiens) représentent près de 40% de la population
de Guyane.
De ces différents afflux est issue une société
pluri-culturelle où chaque groupe maintient encore ses spécificités
culturelles et ses traditions, particulièrement en milieu
rural où le Grand Man et le Capitaine ont conservé
tout leur pouvoir. En ville, le Carnaval, dont la durée est
la plus longue au monde, caractérise aujourd'hui encore une
société créole traditionnelle qui senrichit
depuis plus d'un siècle par de nouveaux costumes et des symboliques
renouvelées.
Les principales villes au recensement de 1999 sont
:
Cayenne, le chef-lieu,
Saint-Laurent-du-Maroni,
Kourou.
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Histoire
Les premiers habitants de la Guyane furent les indiens Tupi Guarani.
Sous l'impulsion des jésuites, au début du XVIIIème
siècle, la colonie amazonienne s'est développée
à partir de la prospection des forêts, de l'établissement
de plantations, de l'exploitation du sous-sol. En 1852, Napoléon
III décide le transfert du bagne en Guyane. La découverte,
en 1855, de gisements aurifères provoque une ruée
vers l'or et l'abandon du travail de la terre par les colons.
Le gouvernement met fin en 1938 à la relégation des
bagnards à Cayenne, grâce à l'action énergique
de Gaston MONNERVILLE. En 1946, la Guyane devient un département
français d'Outre-mer.
En 1989, l'Etat, avec le concours des collectivités locales
et celui du Centre National d'Etudes Spatiales (CNES), a mis au
point un ambitieux programme de développement régional
-le plan PHEDRE (Partenariat Hermès pour le Développement
Régional)- afin de mieux intégrer dans ce département
les activités spatiales à venir : la fusée
Ariane V.
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Institutions
La Guyane est l'un des quatre départements d'outre-mer, créés
par la loi du 19 mars 1946. La loi du 2 mars 1982 érigeant
la région en collectivité territoriale de plein exercice
a fait de la Guyane une des vingt-six régions françaises.
Le département est découpé en deux arrondissements
(Cayenne et Saint-Laurent du Maroni), subdivisés en 19 cantons
et 22 communes. Tous les textes législatifs nationaux y sont
applicables mais peuvent faire l'objet de mesures d'adaptation "nécessitées
par leur situation particulière" (Art. 73 de la Constitution).
La Guyane est dotée d'un Conseil régional et d'un
Conseil général. Elle est représentée
au niveau national par 2 députés, 1 sénateur
et un conseiller économique et social.
L'Etat est représenté par le préfet établi
à Cayenne et un sous-préfet à Saint-Laurent
du Maroni.
En tant que département français, la Guyane fait partie
de l'Union Européenne au sein de laquelle elle constitue
une région ultra-périphérique ; à ce
titre elle bénéficie de "mesures spécifiques"
qui adaptent le droit communautaire en tenant compte des caractéristiques
et contraintes particulières de ces régions.
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La pêche, notamment crevettière, est
traditionnellement un secteur important de léconomie
guyanaise. La production agricole (légumes, canne à
sucre, fruits, riz) demeure difficile en raison de la végétation
et des dimensions de lespace guyanais. Lactivité
aurifère connaît un regain depuis quelques années,
mais les probabilités de découverte de nouveaux gisements
ont tendance à samenuiser.
Longtemps tirée par les activités spatiales
et les grands chantiers publics, léconomie guyanaise
a connu des difficultés suite à lachèvement
de ces derniers. Un plan de relance sur cinq ans de la commande
publique a donc été initié en 1997.
Evolution de la situation économique de la Guyane depuis
10 ans
Il y a une dizaine d'années, l'économie
de la Guyane se caractérisait par une très forte croissance
annuelle du PIB, et le PIB par habitant est passé de 40 %
de celui de la métropole en 1986 (36 100 F) à 57,3%
(76 671F) en 1995. Et, 11 206 Euros en 1997.
Cette hausse était liée au développement de
l'activité spatiale et une politique de grands chantiers
publics (barrage de Petit-Saut) très favorable au BTP qui
représente 56% de la valeur ajoutée du secteur secondaire
du département.
Un taux de chômage moins important que dans
les autres DOM caractérisait cette situation. La fin des
grands chantiers a commencé à se faire sentir dès
1991 (baisse de 14% des commandes publiques) avec pour conséquence
l'entrée en crise de toute l'économie guyanaise extrêmement
dépendante du BTP et du spatial.
Le taux de chômage est monté en flèche pour
rattraper et dépasser celui des Antilles et se situe actuellement
à 26,5%, l'évaluation de la population active étant
particulièrement difficile. Le nombre d'emplois a stagné
alors que le nombre de demandeurs a fortement augmenté du
fait de l'arrivée de nombreux jeunes sur le marché
du travail. Au 1er janvier 2001, le taux de chômage était
de 19,6% selon lIEDOM et au 31 décembre 2001, le nombre
de demandeurs demploi était de 11 251 soit 3,8% de
moins sur 12 mois.
La part de la valeur ajoutée non marchande
qui avait baissée jusqu'en 1992 a repris en 1993 une croissance
plus forte que celle du secteur marchand (+4% contre +2,9%).
Dans la sphère marchande, les entreprises individuelles génèrent
depuis 25 ans 85 à 90% de la valeur ajoutée et les
années d'euphorie n'ont pas permis de modifier cet aspect
des choses. Elles ont au contraire déstructuré la
filière BTP en entraînant une croissance sans professionnalisation
et des dérives diverses (surcoût, travail clandestin,
fraudes fiscales et sociales, corruption...) provoquant un brutal
effondrement une fois la manne épuisée. Depuis 1997,
un plan de relance de la commande publique sur 5 ans a été
mis en place. Il a permis 1 763,9 MF de commandes de travaux en
1999. Il s'agit de répondre aux besoins urgents d'équipements
publics (routes, équipements scolaires) et de garantir un
niveau d'activité plus stable que par le passé tout
en évitant les phénomènes de surchauffe et
en assainissant le secteur du BTP.
L'exécution de ce plan de relance après
quelques retards au démarrage est maintenant satisfaisante.
Toutefois, son impact sur l'emploi reste attendu, les premiers effets
commencent à peine à se faire sentir, traduisant un
attentisme critique des professionnels concernés.
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L'activité spatiale
Le centre spatial de Kourou est porteur pour la Guyane de toutes
les promesses d'un grand succès technologique et économique.
Représentant 30% du chiffre daffaire des industries
et services en Guyane (1995), cest le 1er exportateur de la
Guyane.
Lactivité spatiale de la base de Kourou occupe une
place importante dans léconomie guyanaise, notamment
par ses multiples retombées : emplois directs et indirects
(24%), logements, artisanat, tourisme
Plus de 180 établissements travaillent significativement
pour le spatial (INSEE TER 2000).
Le centre spatial est opérationnel depuis
avril 1968. Ses installations, parmi les plus modernes et les mieux
situées au monde, sont parfaitement adaptées aux opérations
de préparation et de lancement des satellites et de véhicules
spatiaux.
Le succès commercial du programme Ariane, 155 lancements
-10 lancements dont 7 dAriane 4, 3 dAriane 5 et 13 satellites
effectués au 04 septembre 2002- a fait de ce centre le "
port spatial de lEurope ".
Selon lINSEE (1996), le chiffre daffaire atteint par
le centre est de 6,3 milliards de francs pour un effectif de 1500
personnes.
En savoir plus :
Centre Spatial Guyanais
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Lexploitation du bois
La superficie des forêts aménagées est de 406
210 ha en 1998. L'exploitation du bois avait atteint un pic en 1980
avec 120 000 m3 de grumes sorties ; puis elle a fluctué autour
de 90 000 à 100 000 m3 de 1981 à 1990 et a connu une
récession de 1991 à 1994 (fin des grands chantiers
et concurrence vive du bois brésilien sur le marché
antillais). Cependant, aujourdhui, 87,5% des exportations
de bois sont destinées au marché Martinique-Guadeloupe.
Un redressement a été enregistré
en 1995, qui sest maintenu jusquen 1998 ; mais le volume
de grumes sorties a de nouveau chuté de 24% en 1999 et de
69% en 2000, du fait des difficultés de simplanter
sur les marchés extérieurs.
La production de bois en Guyane (grumes sorties)
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000
50 000 55 399 68 219 65 717 53 627 69 152 52 893 16 500
(Source : DAF)
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La pêche crevettière
Avec ses 350 km de façade maritime, la pêche est un
secteur important de l'économie guyanaise. La production
est estimée à 250 millions de francs dont 200 à
l'exportation, soit le quart des recettes d'exportations de marchandises
de la Guyane.
La production de crevettes, qui a connu une baisse
en 1993 avec la concurrence accrue sur l'ensemble des marchés
d'exportation à la suite de la dévaluation de certaines
monnaies (Espagne, Angleterre, Italie), s'est redressée en
1994 et s'est maintenue entre 1995 et 1998.
Puis les prises de crevettes ont connu une chute en 1999 (3 653
tonnes) et 2000 (2 653 tonnes) : les causes de cette baisse de la
ressource, qui s'accompagne d'une diminution de la taille des prises,
ne sont pas encore connues. Les hypothèses avancées
sont relatives aux conditions climatiques et à l'existence
de cycles dans le renouvellement de la ressource ; mais on note
aussi la présence dune pêche illégale
de la part de chalutiers coréens sous licence surinamaise.
La pêche représente néanmoins 22,8% des recettes
totales dexportation des marchandises. Et lexploitation
est totalement industrielle.
La pêche à la crevette en Guyane (en
tonnes) 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000
3 431 4 241 4 336 4 255 4 102 4 209 3 653 2 653
(Source : DP)
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Lagriculture
Le développement de lagriculture et de lélevage
est progressif ces dernières années, ce du fait de
leur dépendance des terres gagnées sur la forêt
et mises en culture.
Lagriculture représente près de 9% du PIB et
occupe 0,3% du territoire. Soit en tout 5 318 exploitations et 23
195 ha de surface agricole utilisée.
La Guyane produit essentiellement des produits maraîchers,
des agrumes, du manioc, du riz, de la canne à sucre et des
fleurs. La production de riz, près de 19 612 tonnes en 2000,
bénéficie daides financières à
la production dun montant de 2 593 F par hectare en 1999-2000
(sourceIEDOM). Ce développement laisse présager le
début dune ère nouvelle dans la production rizicole
en Guyane, basée sur dexcellents rendements ces dernières
années. De même, les rhums guyanais sont reconnus pour
leur qualité. Pas moins de 2 214 hl dalcool pur ont
été produits en 2001 et 240 ha sont cultivés
pour la canne (Ministère de lagriculture).
Principales cultures agricoles Surface agricole utilisée
Production en tonnes
Riz 8 295 ha 31 544
Canne à sucre 240 ha
Total 23 195 ha
(Source : DAF Guyane - recensé en 2001)
Lagro-alimentaire tient également une
place importante dans la vie économique guyanaise : c'est
le second poste dexportation de la Guyane. Ce secteur est
adapté aux normes technologiques et sanitaires européennes.
Les produits fabriqués sont destinés aux marchés
de la Caraïbe et de lEurope continentale et présentent
une valeur ajoutée intéressante.
Les principaux opérateurs sont les entreprises de transformation
des produits de la pêche (notamment à la crevette),
du riz, des laitages et du rhum.
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La production aurifère
La production, qui restait inférieure à une centaine
de kilos dans les années 1970, s'est progressivement développée
au cours des années 1980 pour atteindre 880 kg en 1990. En
2000, les exportations se sont accrues de 37% avec 6 700 kg contre
4 900 kg en 1999.
Linventaire minier, commencé en 1975, a permis au Bureau
de Recherches Géologiques et Minières (BRGM)d'explorer
à ce jour environ 52% du territoire de la Guyane, les résultats
disponibles ayant confirmé la possibilité d'une exploitation
industrielle de l'or primaire (or profond). Mais lor est le
second secteur exportateur avec 4,2 tonnes pour 250,6 millions de
francs. La Guyane produit 3 tonnes dor par an et se positionne
ainsi comme le 1er producteur français (source DRIRE et Douanes).
En avril 1999 les sociétés canadiennes
Guyanor ressources et Cambior ont déposé chacune une
demande de concession dexploitation aurifère sur les
sites de Yaou (52 km²) et Dorlin (854 km²) dans la commune
de Maripasoula. Cette demande, qui fait suite à cinq ans
de recherche, vise à réaliser des études de
faisabilité et dimpact sur lenvironnement en
cas de mise en valeur des gisements de lordre de 60 tonnes
extractibles. Plusieurs centaines demploi pourraient en découler,
mais une exploitation reste subordonnée à des conditions
préalables, dont la construction dune route entre Saint-Laurent
et Maripasoula.
- Les industries extractives
Lexploration et lexploitation sont les deux composantes
de lactivité minière. Elles exigent une technicité
et des capitaux que ne possèdent pas les entreprises locales,
ni les entreprises nationales. Cest pourquoi lexploration
menée actuellement en Guyane est principalement le fait de
filiales françaises créées à cet effet
par des compagnies internationales spécialisées. Les
retombées locales de ces investissements correspondent pour
partie à des salaires versés aux salariés employés
en Guyane, à lutilisation dentreprises locales
pour transporter du matériel ou effectuer des travaux de
déboisement et de terrassement.
Selon les déclarations de la Direction Régionale de
l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement (DRIRE), 2,8
tonnes dor auraient été extraites en Guyane
au cours de lannée 2000. Ces données confirment
le recul de la production des PME et, à linverse, la
poursuite de la progression de la production artisanale déclarée.
Une soixantaine dentreprises artisanales et 26 PME locales
sont officiellement recensées.
En 2000, la demande mondiale dor a reculé
de près de 5 % en raison de la poursuite de la baisse de
la " demande financière ". Dans le contexte dune
économie mondiale largement " dollarisée ",
lor napparaît plus comme une valeur refuge et
ne fait plus lobjet de spéculation, devenant peu à
peu une simple matière première réservée
essentiellement à la bijouterie et à lélectronique.
Les achats de pièces dor sont ainsi passés de
133 tonnes en 1999 à 46 tonnes en 2000. La demande de la
bijouterie sest également tassée en Amérique
du Nord après trois années de croissance. En revanche,
la hausse des cours du pétrole, qui a augmenté les
revenus des pays pétroliers sest traduite par une augmentation
des achats des consommateurs finaux. De même, la consommation
de lindustrie électronique, stimulée par la
baisse des cours de lor a continué de progresser. En
dépit de la diminution de la demande, la production de métal
fin est restée stable (+0,5%).
La Guyane se situe aux environs du 50ème rang
mondial des producteurs dor. Les exportations du département
se sont élevées à 82,8 millions dEuros
soit une progression de près de 37 % par rapport à
lannée précédente. Cette évolution
reflète la progression des tonnages exportés (+ 31
%) mais aussi une meilleure rémunération des exportations
liée à la faiblesse de leuro par rapport au
dollar. La part de lor dans le total des exportations (hors
activité spatiale) progresse ainsi de 11 points (49 % contre
38 % en 1999). Hors activité spatiale, le secteur aurifère
demeure le premier poste à lexport devant le secteur
de la pêche.
Si lannée 2000 se révèle globalement
satisfaisante pour lexploitation aurifère en Guyane,
les perspectives du secteur savèrent incertaines. Limage
de lactivité aurifère en Guyane sest en
outre dégradée en raison du développement de
linsécurité sur les chantiers dorpaillage
et la mise en évidence des risques quelle fait peser
sur lenvironnement et la santé humaine.
Pour ce qui est des carrières, au 31 décembre
2000, seules 26 étaient autorisées contre 41 en fin
1999. Après une augmentation de lordre de 27 % en 1999,
la production totale des carrières de lexercice 2000
sest inscrite à la baisse, soit 17 % en glissement
annuel.
Toutes les catégories de produits sont concernées
par la diminution de lactivité des carrières.
Ce recul illustre principalement le ralentissement de lactivité
du BTP après une année 1999 globalement orientée
à la hausse.
La production d'or en Guyane (en kilogrammes) 1993
1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000
2 800 2 300 2 470 2 580 3 027 4 200 4 900 6700
(Source : BRGM)
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Le tourisme
Lactivité stagne à environ 68 000 touristes
par ans (tourisme daffaire compris) avec quelques 212 000
nuitées, ce qui est très faible.
Le tourisme en Guyane reste à créer sur des bases
originales : le produit doit allier le tourisme scientifique (CSG),
culturel (bagne de Saint-Laurent) et surtout léco-tourisme
de forêt.
Trois conditions doivent être remplies pour développer
ce secteur prometteur : donner de la Guyane une image plus revalorisante
pour briser lidée dun " enfer vert amazonien
", améliorer la desserte aérienne, prévoir
une offre hôtelière adaptée.
En effet, le parc hôtelier guyanais comprend 28 hôtels,
soit 1272 chambres. Et, le coefficient doccupation des chambres
est de 53% (dont 70,4% pour les hôtels de Cayenne).
En savoir plus :
Comité du Tourisme de la Guyane
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L'Industrie
La structure du secteur industriel
Au 31 décembre 2001, le tissu industriel de la Guyane se
composait de 300 établissements ayant au moins un salarié.
Moins de 20 % de ces établissements employaient plus de dix
salariés.
Les industries sont géographiquement concentrées sur
lIle de Cayenne et la zone de Kourou (respectivement 66 %
et 16 %), avec notamment une forte densité dans la zone industrielle
de Collery à Cayenne. Les industries de la métallurgie
(22 %) et agro-alimentaires (17 %) sont le plus représentées
dans ce secteur en Guyane.
Avec environ 2447 salariés sur les 17587 déclarés
aux ASSEDIC fin 2000, le secteur industriel employait 14% des effectifs
salariés du département. Daprès les comptes
économiques 1995 de la Guyane, élaborés par
lINSEE, lindustrie représentait 9 % du PIB global
et 16 % de la valeur ajoutée marchande brute.
Selon une étude réalisée par
lIEDOM, lactivité du secteur productif en Guyane
a progressé de 12 % en 2000, soit un taux supérieur
à celui de la métropole (9 %) mais supérieur
aux taux observés dans les autres Départements dOutre-Mer
(8 % à la Guadeloupe, 4 % à la Martinique, et 7 %
à la Réunion). La rentabilité du secteur a
également progressé avec + 5,2 % pour la valeur ajoutée,
+27,8 % pour le résultat brut dexploitation et +79,3
% pour le résultat net.
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L'artisanat
Le registre des métiers recensait plus de 3354 personnes
physiques ou morales à la fin de lannée 2001.
Après trois années de baisse consécutives,
le taux de création net apparaît positif en 1999 et
sétablissait à 2% en 2001.
Le secteur du bâtiment représente la
part la plus importante du tissu artisanal guyanais (environ un
tiers du total), devant la catégorie " métaux,
mécanique et électricité " (30,0 % des
artisans).
Près de 80 % des entreprises artisanales sont
des entreprises individuelles. Les sociétés ne représentent
que 20 % de lensemble, mais en huit ans, leur nombre a plus
que doublé. En outre, les artisans présentent souvent
la particularité de travailler seuls ou en famille. En effet,
deux artisans sur trois nemploient aucun salarié. Globalement,
le nombre dartisans salariés était évalué
à environ 2747 personnes en fin dannée 1998.
Environnement
Le parc naturel régional de Guyane : en Guyane, le conseil
régional travaille depuis 1991 à un projet de parc
naturel régional centré sur les réserves naturelles
de la Basse Mana et des marais de Kwa.
Les 4 communes concernées et la région ont approuvé
au 1er trimestre 2000 un projet de charte et le principe de la création
dun syndicat mixte pour la gestion du futur parc.
Consultés, la fédération des parcs puis le
Conseil National des Parcs Naturels ont, à leur tour, émis
un avis favorable à la création de ce parc en octobre
2000.
En savoir plus :
Parcs naturels régionaux de France
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Santé
La Guyane est un département français : elle bénéficie
dun réseau de structures sanitaires et de professionnels
de santé.
Les infrastructures publiques de la Guyane comprennent un centre
hospitalier doté dun service psychiatrique à
Cayenne, un autre à Saint-Laurent du Maroni, un centre médico-chirurgical
à Kourou. Une antenne de lInstitut Pasteur est implantée
à Cayenne. Il existe en outre trois cliniques privées.
Dans chaque commune, on trouve un centre de santé. Un centre
de repos et de convalescence est implanté à Montsinéry.
La vaccination contre la fièvre jaune est
obligatoire (sauf pour les séjours de très courte
durée).
La prévention contre le paludisme est fortement recommandée
: la principale mesure de prévention consiste à se
protéger contre les piqûres de moustiques. Cette mesure
peut saccompagner de la prescription par un médecin
dun traitement médicamenteux, mais celui-ci ne sera
envisagé quau cas par cas, en fonction de la destination
exacte, de la durée du séjour ainsi que de la tolérance
au traitement. Si un traitement médicamenteux a été
entrepris, il est impératif de ne pas le stopper et de continuer
le traitement quatre semaines après le retour.
En savoir plus :
Institut Pasteur
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Social
La sécurité sociale sapplique comme en métropole
en matière dassurance maladie, daccidents du
travail et dassurance vieillesse. La couverture sociale est
la même que dans un département métropolitain.
Les allocations familiales sont alignées sur
le niveau métropolitain. Les prestations sociales telles
que lallocation pour jeune enfant et lallocation parentale
déducation ont été également alignées
ou étendues dans les mêmes conditions quen métropole.
Cependant, des mesures spécifiques subsistent :
lallocation familiale au premier enfant au-delà
de 3 ans ;
le complément familial de 3 à 5 ans ;
la prestation spécifique de restauration scolaire.
Laide sociale (à la famille, aux personnes
âgées) est active et en grande partie décentralisée.
Le taux du SMIC est aligné sur celui de la métropole,
ainsi que le Revenu Minimum dInsertion (RMI).
Depuis 1995, un établissement public, lagence
dinsertion, est chargée de piloter le dispositif dinsertion
et de définir le programme départemental dinsertion
et le programme de tâches dutilité sociale.
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Vie culturelle
Comme aux Antilles, le carnaval constitue lévénement
culturel du département qui mobilise toute la population.
Il dure près de deux mois entre le premier dimanche après
lEpiphanie et le mercredi des Cendres.
Défilés, chars, orchestres, grands bals se succèdent
dans une luxuriance de couleurs et de lumières selon la grande
tradition des Caraïbes.
La recherche culturelle se concentre en trois domaines
: larchéologie, lethnologie des populations amérindiennes
et lethnologie des sociétés africaines issues
du " marronnage " (les esclaves marrons étaient
ceux qui avaient pu senfuir pour vivre en liberté).
Parmi les lieux de diffusion culturelle se situant à Cayenne,
il convient de signaler le théâtre Zéphir, géré
par l'association régionale de développement culturel
(ARDEC), le musée Franconie, le bureau du patrimoine ethnologique...
Dans le domaine du patrimoine bâti, la ville
de Saint-Laurent du Maroni, Cayenne et les Iles du Salut sont autant
d'étapes témoignant de l'architecture pénitentiaire.
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Dessertes aérienne
et maritime
La Guyane est reliée par air et par mer à la métropole,
aux Etats-Unis d'Amérique, à l'Amérique du
Sud, aux Antilles françaises. Elle dispose d'un aéroport
international à Rochambeau, près de Cayenne. La compagnie
locale, Air Guyane, assure les liaisons entre les villes intérieures.
La Guyane est desservie par Air France et par Air Caraïbes.
Compagnies maritimes : CGM, Marfret, Chargeurs réunis.
En savoir plus :
Chambre de Commerce et d'Industrie
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Médias
Les deux principaux titres de la presse écrite guyanaise
sont le quotidien " France Guyane " et le quadri-hebdomadaire
" Presse de Guyane ". Sy ajoutent quelques périodiques
locaux et les journaux et magazines édités en métropole.
Le service public de radio-télévision
est assuré sur deux canaux par RFO (Réseau France
outre-mer) qui retransmet des programmes de France Télévision,
dArte et de France 5 et produit des programmes régionaux
.
Il existe une chaîne de télévision privée
en Guyane : Antenne Créole Guyane (ACG).
Depuis fin 1998, la télévision par satellite ainsi
que le câble sont accessibles assurant ainsi une offre de
programmes comparable à celle de la métropole.
Les programmes radio de RFO sont constitués démissions
produites localement et démissions reprises de radio
France.
Par ailleurs, les radios locales privées sont nombreuses
et témoignent dune grande vitalité.
Décalage
horaire
Le décalage horaire est de : - 4 heures en hiver et
5 heures en été.
Exemple : en hiver, lorsquil est midi (12 h 00) à Paris,
il est 08 h 00 à Cayenne.
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Téléphone
Pour joindre le département, composer le 05.94 + les 6 chiffres
du numéro de votre correspondant.
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Monnaie - Banques
Depuis le 1er janvier 1999, la monnaie légale est leuro.
Toutes les grandes banques sont représentées dans
le département.
Les chèques compensables sont rarement acceptés.
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Animaux domestiques
Limportation danimaux carnivores domestiques dans les
départements doutre-mer est soumise à quelques
précautions sanitaires. Lanimal devra :
impérativement être tatoué ;
disposer dun carnet de santé, des certificats de vaccinations
à jour ;
dun certificat antirabique datant de plus de 30 jours et ne
dépassant pas un an.
Texte de références : arrêté
du 29/11/1991 relatif aux conditions et modalités dintroduction
des carnivores domestiques en Corse et dans les départements
doutre-mer (JORF du 10/12/1991) ;
Lintroduction danimaux de compagnie autres
que les carnivores domestiques fait lobjet dune dérogation
générale à la prohibition de tous animaux vertébrés
vivants sur le territoire français, définie par les
avis aux importateurs danimaux vivants non destinés
à la vente et accompagnant leurs propriétaires, dont
vous trouverez la liste ci-après. Les animaux non destinés
à la vente et accompagnant leurs propriétaires, appartenant
aux espèces non reprises dans ces avis aux importateurs,
font lobjet dune dérogation particulière
accordée au cas par cas par les services vétérinaires
des DOM.
Avis aux importateurs damphibiens vivants non
destinés à la vente et accompagnant leurs propriétaires
du 1er avril 1998 (JORF du 01/04/1998)
Avis aux importateurs de lapins vivants non destinés à
la vente et accompagnants leurs propriétaires du 1er avril
1998 (JORF du 01/04/1998)
Avis aux importateurs de reptiles non destinés à la
vente et accompagnant leurs propritétaires du 24 août
1994 (JORF du 24/08/1994)
Avis aux importateurs de rongeurs domestiques de compagnie du 24
août 1994 (JORF du 24/08/1994)
Avis aux importateurs de poissons vivants du 23 avril 1987 (JORF
du 23/04/1987)
Avis aux importateurs doiseaux de volière vivants du
31 octobre 1981 (JORF du 31/10/1981)
Contacts utiles :
Pour de plus amples informations, prenez contact avec la direction
des services vétérinaires de votre département
bien avant votre départ.
Direction des services vétérinaires
de la Guyane
Avenue de la République - BP 7017
97300 Cayenne
Téléphone : 05. 94. 31. 01. 93
Fax : 05. 94. 37. 83. 23
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