La Guadeloupe est un département français
d'Outre-mer, depuis la loi du 19 mars 1946. Le département
est découpé en trois arrondissements (Basse-Terre,
Pointe-à-Pitre, Saint-Martin/Saint-Barthélémy),
subdivisés en 43 cantons et 34 communes.
Comme dans tous les départements d'Outre-mer, tous les textes
législatifs nationaux y sont applicables mais peuvent faire
l'objet de mesures d'adaptation "nécessitées
par leur situation particulière" (Art. 73 de la Constitution).
La Guadeloupe est dotée d'un Conseil régional et d'un
Conseil général.
Elle est représentée au niveau national par 3 sénateurs
et deux représentants au Conseil économique et social.
L'Etat est représenté par le Préfet établi
à Basse-Terre et 2 sous-préfets à Pointe-à-Pitre
et à Saint-Martin.
En tant que département français d'outre-mer, la Guadeloupe
fait partie de l'Union européenne au sein de laquelle elle
constitue une région ultra-périphérique ; à
ce titre, elle bénéficie de "mesures spécifiques"
qui adaptent le droit communautaire en tenant compte des caractéristiques
et contraintes particulières de ces régions.
La géographie
Région monodépartementale, la Guadeloupe se présente
géographiquement sous la forme dun archipel de 1 704
km2, constitué de six groupes dîles : la Guadeloupe
continentale, dune superficie de 1 438 km2, composée
de la Basse-Terre à lOuest et la Grande-Terre à
l'Est, séparées par un étroit canal, la Rivière
Salée et les îles voisines, La Désirade, les
Saintes, Marie-Galante et, plus au nord, Saint-Barthélémy
et la partie française de Saint-Martin.
La Guadeloupe est à 6 700km de la métropole.
Larchipel guadeloupéen offre une très grande
diversité de sites remarquables. Son climat tropical tempéré,
le charme de ses îles contribuent à en faire une des
grandes destinations touristiques des Caraïbes.
Dune superficie de 1 438 km2, la Guadeloupe continentale,
située au cur de larc antillo-caribéen,
est la plus grande île des Antilles françaises. Sa
végétation est composée dune gamme très
étendue despèces. Sa faune est riche en oiseaux,
poissons et coquillages.
La Basse-Terre, plus élevée, est recouverte dune
forêt très dense : elle est dominée par le volcan
de la Soufrière, qui culmine à 1 467 mètres,
et par quelques autres sommets aux noms évocateurs : la Couronne,
les Pitons de Bouillante, le Sans Toucher. Grande-Terre est, au
contraire, un plateau de faible altitude propice à lélevage
et à lagriculture. haut de page
Le climat
Température moyenne de leau de mer : 24 à 28°
C.
La Guadeloupe bénéficie dun climat tropical
tempéré par les influences maritimes et les alizés.
La température moyenne annuelle est de 25° C. Pluies
intermittentes concentrées sur septembre et octobre. haut de page
La population
La population de la Guadeloupe est estimée au 1er janvier
2006 à 453 000 habitants.
Les principales villes sont : Les Abymes (63 054 habitants), St-Martin
(29 078 habitants), Pointe-à-Pitre (20 948 habitants), et
le chef-lieu, Basse-Terre (12 410 habitants). haut de page
L'histoire
Cest en 1493 que Christophe Colomb débarque sur lîle
de Karukéra, quil baptise en référence
au monastère espagnol de Santa Maria de Guadalupe situé
en Estrémadure. Négligée par les Espagnols,
lîle devient possession française en 1635 et
sera consacrée à la production de denrées tropicales
à travers le système des plantations. Marquée
par le geste tragique de Delgrès, dIgnace, de Solitude
et de leurs compagnons, qui résistent en 1802 au rétablissement
de lesclavage aboli par la Convention en 1794, lhistoire
de la Guadeloupe, devenue Département dOutre-mer en
1946, souvre sur de nouvelles perspectives.
- Guadeloupe précolombienne
Des vestiges archéologiques retrouvés loin des côtes
témoignent dune présence humaine en Guadeloupe
au moins 3 000 ans avant J.C.
La Guadeloupe fut peuplée par les Indiens Arawaks, un peuple
pacifique venu du bassin de lOrénoque (actuel Vénézuela)
vers 300 après J.C., vivant de lagriculture et de la
pêche. Ces derniers furent décimés par les Indiens
Caraïbes, également originaires de la région
du Vénézuela, autour du VIIIème siècle.
Lîle sappelait alors « Karukéra »,
qui signifie « lîle aux belles eaux » en
langue caraïbe. - Histoire de la Guadeloupe de 1493 à 1946
Christophe Colomb aborda la Guadeloupe en novembre 1493. Lîle
fut baptisée Guadeloupe en référence à
un monastère dEstrémadure. Au XVIème
siècle, les Espagnols firent quelques tentatives pour conquérir
la Guadeloupe et furent repoussés par les Caraïbes.
Au XVIIème siècle, sous le patronage du cardinal de
Richelieu, des marchands français fondent la Compagnie des
Iles dAmérique qui organise la colonisation : mandatés
par la compagnie, Liénard de LOlive et Du Plessis dOssonville
débarquent à la Guadeloupe. Ils prennent possession
de lîle, le 28 juin 1635, et livrent une guerre sans
merci aux Indiens Caraïbes.Charles Houel, gouverneur de la Guadeloupe de 1643
à 1664, fonde la ville de Basse-Terre, devient propriétaire
de lîle quil rachète à la Compagnie
des Iles dAmérique et reçoit de Louis XIV le
titre de Marquis de Guadeloupe. Cest vers 1644 que la vocation
économique de l'île se dessine avec la culture de la
canne à sucre. Cette culture demande une importante main
duvre : les Africains réduits en esclavage sont
amenés dans les plantations. En 1674, la Compagnie est supprimée.
Lîle, rattachée directement au pouvoir royal,
devient colonie du royaume. Au cours du siècle suivant, se
développe une économie basée sur le sucre et
lesclavage. En 1685, est proclamé le Code noir qui
régit lesclavage dans les colonies françaises.
Le XVIIIème siècle est marqué par les guerres
avec lAngleterre pour la conquête des îles caribéennes.
En 1759, pendant la guerre de Sept ans (1756-1763),
la Guadeloupe est occupée par les Anglais qui fondent le
port de Pointe-à-Pître. En 1763, le traité de
Paris met fin à la guerre et restitue la Guadeloupe et la
Martinique à la France. Cest en 1775 que lîle
obtient son autonomie vis-à-vis de la Martinique.La période révolutionnaire sera, pour
la Guadeloupe, une époque agitée : lîle
est occupée en 1794 par les Anglais mais aussitôt reprise
par lénergique commissaire de la Convention, Victor
Hugues, qui proclame labolition de lesclavage. En 1802,
le général Richepance vient, sur ordre de Bonaparte,
rétablir lesclavage et réprimer le soulèvement
du chef de bataillon Delgrès. Par décret du 27 avril
1848, sur proposition de Victor Schoelcher, lesclavage est
aboli. Depuis 1871, sans interruption, la Guadeloupe est représentée
au Parlement Français. - De 1946 à nos jours
La Guadeloupe est un département français doutre-mer,
depuis la loi du 19 mars 1946. Au cours du débat parlementaire,
un des députés de la Guadeloupe, Paul Valentino (qui
sétait illustré par son opposition au régime
vichyste de lamiral Robert) avait fait part de certaines réticences
et objections, tant par crainte de voir disparaître des prérogatives
dont jouissaient les conseils généraux des colonies
(à la différence des conseils généraux
de la métropole) que par crainte dune départementalisation
excessive qui pourrait paradoxalement conduire à une remise
en cause de lappartenance à la France.
Néanmoins, la départementalisation est accueillie
en Guadeloupe comme en Martinique, avec enthousiasme. Le premier
préfet, Henry Poignet, est installé solennellement
en 1947 par le Ministre Jules Much. La vie politique, dans les années qui suivent
la départementalisation, paraît dominée par
les partis de gauche (socialiste SFIO et communistes) : relevons
les noms de Rosan Girard, de Gerty Archimède (une femme avocate),
de Paul Valentino. Les conflits sociaux, dans léconomie
cannière, ne peuvent que renforcer linfluence de la
gauche et particulièrement des communistes (incidents de
Gardel, dans la région du Moule, en février 1952).
Entre 1951 et 1956 : Lors des dernières élections
de la IVème république, se manifeste une certaine
diversification avec lélection de Furcie Tirolien,
de tendance gaulliste, mais la Guadeloupe conserve un député
communiste, Rosan Girard, et un socialiste, Pierre Monnerville.
A la fin des années 50 et surtout à partir des années
60 apparaissent un certain nombre de changements.
La fédération communiste qui avait entamé la
rupture davec Aimé Césaire, élu communiste
martiniquais, se transforme en parti communiste guadeloupéen
(1958).
Des tendances autonomistes, voire indépendantistes, se manifestent
avec notamment le G.O.N.G (groupe dorganisation nationale
de la Guadeloupe). Des émeutes se produisent en 1967 à
Basse-Terre puis à Pointe-à-Pitre. Dautres organisations
ouvertement nationalistes prennent le relais. Certains éléments
nhésitent pas à recourir à une campagne
relativement brève dattentats.
A sen tenir au baromêtre des élections législatives,
la Guadeloupe partagée alors en trois puis quatre circonscriptions
a pour députés des départementalistes dabord,
de nuances diverses, ou des autonomistes plus ou moins affirmés,
les uns et les autres rejetant lindépendance. On relèvera
les noms de Médard Albrand, officier de la légion
dhonneur, de Gaston Feuillard, avocat à la cour de
Basse-Terre, Maire de Basse-Terre, Conseiller général,
et ancien vice-président du conseil général
(Union des démocrates pour la République) (circonscription
de la Côte sous le vent, des Iles du Nord, de Marie-Galante),
de Pierre Monnerville puis de Paul Lacave (communiste) pour une
circonscription comprenant la côte au vent de la Guadeloupe
et une partie de la Grande-Terre, puis du Docteur Hélène
(circonscription de la Grande-Terre mais les Abymes et Morne à
lEau). Le général de GAULLE effectue un séjour
en Guadeloupe du 3 au 4 mai 1960 au cours duquel il présente
des décrets visant à renforcer les pouvoirs de consultation
des conseils généraux des départements dOutre-mer.
En effet, ces derniers voient leurs pouvoirs s'accroître dans
le domaine législatif et réglementaire, ainsi quen
matière financière. Ces assemblées devront
être désormais consultées et pourront émettre
de leur propre chef leur avis sur toute mesure législative
et réglementaire concernant lOutre-mer. Par ailleurs,
leur rôle dans la répartition des crédits dinvestissements
pour toutes les opérations de caractère local est
renforcé. Les Conseils généraux pourront dès
lors procéder à la répartition des sommes globales
attribuées à la métropole.
Laprès gaullisme (démission du Général
de Gaulle en 1969) ne paraît pas modifier ces tendances même
si les titulaires de certaines circonscriptions changent. On remarquera
néanmoins que de 1968 à 1978, sur 3 députés,
deux siègent dans les rangs de lUDR (Union des démocrates
pour la République). En 1978, siègent à lAssemblée
nationale 3 députés de la Guadeloupe affiliés
au RPR (Rassemblement pour la République) : José Moustache,
Marianni Maximin et Raymond Guillot. En 1981, la gauche regagne
2 sièges sur 3.
Au-delà des clivages classiques, les courants politiques
se sont diversifiés.Le 2 Décembre 1982, le Conseil constitutionnel
annule la loi dadaptation de la loi de décentralisation
du 2 Mars instaurant lAssemblée unique en Guadeloupe
au motif de linadéquation du mode de scrutin. Le 31
Décembre de la même année, la Guadeloupe est
érigée en région monodépartementale.
Le 20 Mars 1986, Lucette Michaux-Chevry est la première
femme Députée doutre-mer à devenir Ministre
(Secrétaire dEtat à la Francophonie au sein
du 2ème Gouvernement CHIRAC).Des scissions affectent les courants de gauche socialistes
et communistes. Du rang des socialistes est issu le groupe Guadeloupe
unie socialisme et réalité. Nombre de cadres et délus
communistes constituent le parti progressiste démocratique
guadeloupéen (PPDG) consécutivement à limplosion
de lURSS.Au sein du courant de la droite, on retrouve dans
« Objectif Guadeloupe » créé par Lucette
Michaux-Chevry, ancien Président du Conseil Général,
ancien Député, ancien Ministre, ancien Maire de Gourbeyre
puis de Basse-Terre, ancienne Présidente du Conseil Régional
et Sénateur de la Guadeloupe, un ensemble délus
venant dhorizons différents allant des départementalistes
aux autonomistes réfutant les thèses indépendantistes.En Décembre 1999, est signée une déclaration
de Basse-Terre au bas de laquelle apposent leur signature, Antoine
Karam, Président du Conseil Régional de la Guyane,
Alfred Marie-Jeanne, Président du Conseil Régional
de la Martinique, Député de la Martinique, et Lucette
Michaux-Chevry.
Cette déclaration creuse désormais le sillon dune
volonté politique visant à transformer, notamment
en Guadeloupe, la région monodépartementale en région
dotée de pouvoirs élargis au sein de la France et
de lUnion Européenne.
La loi constitutionnelle du 28 mars 2003 relative à lorganisation
décentralisée de la République a profondément
rénové le cadre constitutionnel de loutre-mer.
Elle a défini le cadre déventuelles évolutions
statutaires ou institutionnelles des collectivités ultra-marines.
En Guadeloupe, les élus ont fait au Gouvernement les propositions
dévolution statutaire quils souhaitaient voir
soumis au suffrage des électeurs. Trois consultations populaires
ont ainsi eu lieu le 7 décembre 2003 : à St Martin
et St Barthélémy pour recueillir lavis des électeurs,
conformément aux vux des conseils municipaux, sur une
évolution statutaire propre à chacune de ces îles
dans le cadre de larticle 74 de la Constitution et en Guadeloupe
continentale sur la création dune collectivité
unique se substituant au département et à la région
dans le cadre de larticle 73 de la Constitution. A Saint-Martin,
le « oui » la emporté à hauteur
de 76,17 % avec un taux de participation de 44,18 % (qui reste égal
ou supérieur aux taux habituels). A Saint-Barthélemy,
le vote en faveur du « oui » a représenté
95,51 % des suffrages exprimés avec une participation de
78,71 %.
En Guadeloupe continentale, les électeurs ont rejeté
à 72,98 % des suffrages exprimés le projet de création
dune assemblée unique. La participation a atteint 50,34
% du corps électoral, soit un niveau proche de celui de la
plupart des scrutins locaux et supérieur à celui des
scrutins nationaux. haut de page
La valeur ajoutée totale de léconomie
du département (près de 5 600 millions deuros
de PIBR en volume, pour un PIB national de 1 520 milliards deuros)
provient à 80 % dactivités de services ou de commerce,
quelles soient marchandes ou non. Cette part est de lordre
de 70 % au niveau national. Les principaux postes de la valeur ajoutée
sont constitués des services marchands (20,1 %), du commerce
(15,2 %) et du tourisme (10 %).
La valeur ajoutée marchande représente
69,4 % du total de la valeur ajoutée. Elle est en majorité
constituée de lactivité tertiaire. Les services
aux entreprises (7 % de la VA) et les services financiers (4,7 %
de la VA) contribuent plus que le secteur primaire (banane, canne,
4,2 %) et les industries agroalimentaires (sucre, rhum,
1,7 %) à la création de la valeur ajoutée en
Guadeloupe.Répartition des effectifs par secteur d'activité
(source : ASSEDIC)Un dynamisme économique structurel
La croissance annuelle du PIB (1 à 2 points supérieure
en moyenne à celle observée en métropole) reflète
le dynamisme économique de long terme de larchipel,
qui a vu son niveau de vie considérablement saméliorer
depuis trente ans. Aujourdhui, la croissance moyenne de léconomie
guadeloupéenne est denviron 3 % par an, soit un taux
qui reste supérieur à celui de la métropole.
La Guadeloupe offre la caractéristique de posséder
un système productif complet par rapport aux pays voisins
de la zone qui disposent soit dune économie de rente
(pétrole, placements financiers offshore), soit dune
économie polarisée (tourisme).Le dynamisme du tissu productif apparaît également
dans le niveau élevé de création dentreprises,
le taux moyen de « fécondité » par rapport
au nombre dentreprises existantes étant de 11 à
12 % par an. La Guadeloupe est en tête des départements
pour le nombre dentreprises créées chaque année,
avec une durée de vie équivalente à celles
des entreprises de métropole. haut de page
L'agriculture
Lagriculture guadeloupéenne emploie
7% de la population active travaillant sur 10 300 exploitations
agricoles.La banane constitue le premier produit dexportation
en volume et demeure un des piliers de léconomie agricole
du département avec une production récoltée
en 2004 de 87 500 tonnes dont 65 730 tonnes exportées et
seulement 52 000 tonnes exportées en 2005, inférieure
au quota de 150 000 tonnes nettes ouvert à la Guadeloupe
sur le marché communautaire. La superficie consacrée
à la culture de la banane est évaluée à
3 500 hectares soit 10% de la surface agricole utilisée du
département. La culture de la canne à sucre représente
la deuxième activité agricole. Le sucre est la seconde
production locale. Deux usines (Gardel en Grande-Terre et Grande-Anse
à Marie-Galante) ont, en 2005, broyé près de
841 000 tonnes de canne à sucre pour produire 73 000 tonnes
de sucre. La production de rhum s'élève en 2005 à
59 000 hectolitres d'alcool pur qui se partage entre le rhum agricole
(25 717 hectolitres dalcool pur en 2005) obtenu par distillation
du jus de canne fermenté, le rhum industriel préparé
à partir de mélasse (33 115 HAP).En ce qui concerne la filière diversification,
les professionnels tentent de sorganiser. Lensemble
des filières végétales autres que banane et
canne représente environ 40% de la production agricole finale.
La production melonnière est un bon exemple de diversification
réussie : avec près de 430 hectares de superficie
développée, la production atteint près de 7
500 tonnes dont les deux tiers sont dirigés vers lexportation.
Les terres arables se répartissent autour
de 24 000 hectares, soit 14% de la superficie totale de larchipel
guadeloupéen.
Les cultures industrielles couvrent à elles seules la majorité
des terres arables grâce à la canne à sucre,
puis viennent les cultures fruitières semi-permanentes (22%),
et les cultures légumières (12%).
Les cultures florales couvrent 200 hectares.
En ce qui concerne le cheptel, le troupeau bovin
se situe au 1er rang avec 73 000 têtes dont environ 25 000
sont élevées hors exploitations agricoles. Vient ensuite
le troupeau caprin qui connaît un certain essor avec 47 000
têtes (dont près de 14000 estimées hors exploitation).
Le troupeau porcin arrive à près de 28 000 porcs et
le troupeau ovin se situe en dessous des 4 000 têtes.
Lélevage des volailles et des lapins connaît
un certain essor avec 468 000 têtes en 2005 contre 342 000
en 1989. Il faut souligner que lélevage des poules
pondeuses a été multipliés par 2,8 depuis 1989
et que celui des poulets de chair a gagné 29 000 têtes.
Les professionnels de la volaille sorganisent pour faire face
à la concurrence des produits dimportation et satisfont
60% de la demande locale en oeufs de consommation. haut de page
La pêche
Selon les estimations de lOrganisation pour lAlimentation
et lAgriculture (FAO), la production halieutique guadeloupéenne
aurait augmenté de plus de 20 % au cours de la dernière
décennie. Cette évolution est principalement due au
développement de la pêche de poissons marins, la production
de crustacés demeurant stable. Malgré cette hausse,
laquaculture et la pêche ne permettent toujours pas
de couvrir les besoins de la consommation locale estimée
entre 13 000 et 15 000 tonnes pour lannée 2005 alors
que la production locale est de l'ordre de 10 000 tonnes. - Lorganisation de la profession
En dépit des différentes tentatives de structuration
mises en place ces dernières années, le secteur coopératif
est essentiellement animé par la Coopérative des Marins-Pêcheurs
de la Guadeloupe (COMAPEGA). A la fin de lannée 2000,
elle regroupait 2 200 sociétaires dont les deux-tiers sont
marins-pêcheurs, les statuts autorisant un tiers des sociétaires
à ne pas appartenir à la profession. Cette coopérative,
fondée en 1976, dispose de sept points de vente et exerce
son activité dans le domaine de lavitaillement maritime
en assurant aux pêcheurs la fourniture de carburant détaxé,
de glace, dappâts et darticles de pêche.
Un comité régional des pêches a par ailleurs
été créé en juinllet 2005. M. Jean-Claude
Yoyotte, élu à sa présidence, a fait de ce
comité un interlocuteur de premier ordre pour les pouvoirs
publics, ainsi quun organisme fédérateur des
intérêts de la majorité de la profession. Des
handicaps structurels (concurrence des états voisins et raréfaction
de la ressources) et conjoncturels (baisse des cours du poisson
et hausse du prix des carburants) portent cependant atteinte au
dynamisme de la filière.- Les pêcheurs
Le nombre de pêcheurs professionnels enrôlés,
cest-à-dire disposant de la couverture sociale du marin,
sélevait fin 2005 à 1 052 alors qu'il était
de 1 244 fin 2000. Cependant, il nest pas rare que des personnes
simprovisent pêcheurs quand elles perdent leur emploi.
Aux pêcheurs déclarés, il convient donc dajouter
presque autant de pêcheurs clandestins journaliers, parmi
lesquels de jeunes matelots ou marins professionnels qui ne renouvellent
pas leurs rôles, et les plaisanciers qui vendent leurs poissons
occasionnellement. Cette concurrence déloyale induit des
conflits à lintérieur de la profession, et nuit
à lorganisation et au professionnalisme du secteur.
- Les équipements
La Guadeloupe dénombre moins de 900 navires armés
à la pêche, parmi lesquels 65 % ont été
armés toute lannée. La flotille de pêche
se compose de trois types dembarcations de taille variable
selon le mode de pêche pratiqué :
- Les « Saintoises » (bateaux de moins de 9 mètres)
équipées de moteurs hors bord, représentent
près de 94 % de la flotille et sont utilisées pour
des sorties en mer de quelques heures.
- Les navires de 9 et 12 mètres, au nombre de 65, sont parfois
équipés de moyens de conservation et permettent à
un petit équipage de pêcher dans des zones éloignées
pendant plusieurs jours.
- Les 6 bateaux de plus de 12 mètres sont destinés
à des campagnes de pêche de trois semaines au large
de la Guyane. - Le financement
Le financement de la filière pêche est traditionnellement
assuré par le Crédit maritime qui octroie notamment
des prêts déquipements aidés. La pêche
bénéficie également daides européennes.
Enfin, il convient de noter le rôle important de la «
caisse de chômage intempéries » qui permet une
intervention financière indirecte de lEtat.
- Les résultats de la filière
La dissémination des points de débarquement et labsence
de criée rendent incertaines lappréhension des
résultats de la pêche. Elle est estimée à
10 000 tonnes, dont 94 % de poissons. Les structures de commercialisation
sont traditionnelles. La DRAM dénombre environ 150 points
de débarquement, ce qui pose un problème de logistique,
étant donnée la concentration de la demande sur deux
pôles, la région pointoise et Basse-Terre. La vente
directe aux consommateurs absorbe 70 % de la production. Elle seffectue
sur les lieux de débarquement dans des conditions sanitaires
souvent médiocres. Le reste est cédé aux revendeuses
qui alimentent les campagnes (25 %) et à deux mareyeurs.
Les grandes et moyennes surfaces de la Guadeloupe vendent essentiellement
des produits importés, congelés ou transformés.
Seuls 5 à 6 % de la production locale sont vendus aux mareyeurs
indépendants et aux grandes et moyennes surfaces.
Lavenir de la filière passe par lorganisation
de la commercialisation, la poursuite de la modernisation des équipements,
ainsi que la protection et le développement de lespace
maritime. haut de page
Industrie et
artisanat
Les notions d« entreprise industrielle » et d
«entreprise artisanale» sont difficiles à cerner.
Le dénombrement des entreprises est donc peu aisé.
LAssociation des Moyennes et Petites Industries (AMPI) considère
comme entreprise industrielle toute entreprise employant plus de
5 salariés et dont lactivité principale est
de transformer, à grande échelle, de la matière
première en produits finis en y apportant de la valeur ajoutée.
La notion même de transformation inclut donc une restriction
dans le champ dactivité de lentreprise.
Lentreprise artisanale se définit comme une entreprise
ayant une activité de production, transformation, réparation
ou de prestation de service dans sept champs dactivité
(alimentation, bâtiment, bois et ameublement, travaux des
métaux et électricité, textile, cuir, habillement,
activités de fabrications diverses et réparation,
services, transport). Son activité dintégration
va donc au-delà de celui de lindustrie puisquil
inclut notamment des activités de transport, dactions
sociales ou encore de service personnel. En outre, une entreprise
artisanale ne peut employer plus de 10 salariés. Ce chiffre
est porté à 15 salariés, si le chef dentreprise
est titulaire de la qualification dartisan ou du titre de
Maître-Artisan. Dans le cadre dune entreprise artisanale,
le chef dentreprise est obligatoirement immatriculé
au répertoire des Métiers. Selon les travaux de lINSEE,
la Guadeloupe dénombrerait 405 entreprises industrielles
(hors BTP), mais les différents services statistiques nobtiennent
pas les même résultats. Le nombre dentreprises
artisanales peut être estimé entre 11 000 et 13 142.
- Industrie
Sur un marché exigu mais diversifié, de plus exigeant
en termes de qualité et de performances, lindustrie
guadeloupéenne sest développée et modernisée
en particulier grâce à la loi de défiscalisation
et à la création de zones franches portuaires comme
celle de Jarry. La Guadeloupe bénéficie dune
position privilégiée, mais malheureusement insuffisamment
exploitée, pour jouer le rôle de plateforme déchanges
entre les Amériques, la Caraïbe et lEurope. - Les caractéristiques de lindustrie guadeloupéenne
Les entreprises industrielles de la Guadeloupe sont de création
récente, même dans les branches traditionnelles telles
que le sucre et le rhum. De ce fait, cest un secteur atomisé.
Bien quil existe quelques filiales de groupes métropolitains,
leur capital est détenu majoritairement par des investisseurs
locaux. En nombre dentreprises, le secteur de lindustrie
des biens de consommation reste la principale composante de lindustrie
guadeloupéenne.
Le site de Jarry, sur la commune de Baie-Mahault, est la principale
zone dactivité industrielle. Elle concentre la plupart
des activités présentes en Guadeloupe. Son expansion
sest faite de manière plus ou moins bien maîtrisée,
comme en témoigne létat des infrastructures.
En raison du risque de saturation et dans un souci de rééquilibrage,
de nouvelles zones dactivité à vocation industrielle,
au moins partielle, ont vu le jour. Lindustrie locale bénéficie
de lappui de plusieurs organismes de fonds régionaux,
nationaux et européens.- Les perspectives de lindustrie guadeloupéenne
En dépit du coût relativement élevé de
la main-duvre, la Guadeloupe offre aux investisseurs
des avantages concurrentiels sur les autres pays de la Caraïbe
en matière de qualité et de technicité.
Les PMI sont appelées à participer à lévolution
de la Guadeloupe vers une image plus moderne et plus respectueuse
de lenvironnement. Sa vocation touristique conduit à
privilégier les activités nouvelles à faible
impact paysager, peu consommatrices despaces et non polluantes.
- Artisanat
Lartisanat constitue un secteur dactivité important
et dynamique dans léconomie guadeloupéenne.
Il représente environ une entreprise sur trois. Lentreprise
artisanale guadeloupéenne demeure encore une structure fragile
par sa taille mais également par le manque de formation des
artisans. En effet, certaines personnes, à la recherche dun
emploi, créent leur entreprise sans réelle compétences
ni connaissances du marché et donc sans lendemain.
La densité artisanale est estimée à 25,6 artisans
pour 1 000 habitants avec une concentration plus forte dans lagglomération
pointoise, les dépendances, le Nord de la Grande-Terre et
Sud-Est de la Basse-Terre.
Le secteur demeure encore très marqué par la prépondérance
du bâtiment qui rassemble 37% des entreprises artisanales
guadeloupéennes. haut de page
Emploi et Insertion
Contexte général et principales caractéristiques1 Une croissance significative depuis 1990
du nombre demplois supérieure à laugmentation
de la population.
Durant la décennie 90, la population guadeloupéenne
a cru de 9% passant de 387 000 à 422 000 habitants (438.000
en 2003). La population active est pour sa part passée de
170 000 à environ 191 000 individus.Aujourdhui, environ 140 000 personnes exercent
une activité professionnelle en Guadeloupe. Le taux dactivité
effective (actifs occupés / actifs) atteint en effet 75,5%
(contre seulement 68 % en 1990). Ce taux demeure encore inférieur
à celui de la métropole (87%), mais il progresse régulièrement
depuis 2000. Durant la période 2001 2002, le solde
net de création demploi sest élevé
à + 5 350 emplois (soit + 5% en une seule année !)
en Guadeloupe continentale (source DDTEFP). 2 Emploi des femmes et des jeunes
Les femmes sont de plus en plus nombreuses à travailler et
le taux actifs occupés / actifs chez les femmes a aujourdhui
rejoint celui de la moyenne nationale (62%). Des progrès
demeurent toutefois à faire dans le domaine du chômage
: les femmes représentent aujourdhui près de
55% des demandeurs demploi (47,5 % en moyenne nationale) et
leur part relative saccroît avec la durée du
chômage (56 % des CLD de 1 an et +, près de 57% des
CLD de 2 ans et +).
Les moins de 25 ans représentent une part nettement moins
importante des demandeurs demploi quen métropole
(11, 1% contre 16,7%) et leur nombre ne cesse de diminuer (ils représentaient
près de 20% des chômeurs en 1997).3 Lemploi par type et secteur dactivité
:
En Guadeloupe, 85% des emplois sont salariés contre 91% en
métropole. Le ratio tend toutefois à rejoindre progressivement
la métropole (la part des emplois salariés nétait
en effet que de 83% en 2000, 82% en 1999 et 78% en 1990). Cette
situation trouve certainement son origine dans le nombre très
élevé de petites entreprises ayant peu ou pas de salariés
: sur les quelques 40 000 entreprises guadeloupéennes, plus
de 95% ont moins de 10 salariés et près de 70% nen
ont pas. A titre de comparaison, les moins de 10 salariés
représentent 92% des entreprises métropolitaines,
mais les « sans salariés » ne représentent
que 48% du total. A lévidence, des gisements demplois
restent à exploiter dans cet important tissu économique
dentrepreneurs travaillant seuls. De nombreuses petites entreprises
connaissent en effet des difficultés de gestion liées
à linsuffisance de méthodes et dorganisation
du travail, et de management. Ces faiblesses, qui existent également dans
le secteur public (défaut dencadrement dans les communes)
sont génératrices de coûts cachés, de
dysfonctionnements voire de conflits sociaux. Tous les secteurs
sont concernés : ainsi 60% des entreprises industrielles
et 67% des entreprises de services nont pas de salarié.Répartition des emplois par secteur dactivité
Depuis quinze ans, lemploi salarié en Guadeloupe a
suivi la tendance nationale marquée par une baisse du poids
relatif dans les secteurs de lagriculture, du BTP et de lindustrie
alors que le secteur tertiaire était en forte progression.
La répartition par grands secteurs est aujourdhui la
suivante : services 70,8% (France 58,9), commerce 14,2% (France
13,4), BTP 5,6% (France 6,4), industrie 6,8 (France 17) et agriculture
2,5% (France 4).En valeur absolue, la Guadeloupe a gagné des
emplois salariés dans tous les secteurs. Cest en particulier
le cas pour les services, notamment lhôtellerie et la
restauration (+ 32% en 10 ans), ou la recherche (385 emplois en
1990, 829 en 2000, soit + 115%). Le secteur industriel a augmenté
de 9% le nombre de ses emplois salariés alors quil
en perdait près de 4% en métropole. Lexcès de représentation du secteur
des services comparé à la métropole, tient
au poids important croissant de ladministration. Ainsi, les
personnels des collectivités locales représentent
environ 13% des actifs occupés (contre seulement 6,8% au
niveau national), tandis que les fonctionnaires dEtat représentent
pour leur part 15% des actifs occupés (contre 9,2% au niveau
national).4 - Le coût du travail
Le coût du travail est un élément important
dans la croissance de lemploi. En France, depuis une quinzaine
dannées, des mesures de baisse de ce coût, générales
ou sectorielles ont été expérimentées.
Les DOM ont bénéficié de dispositifs spécifiques
à cet égard depuis la Loi Perben de 1994. Dans les DOM, une entreprise éligible à
lensemble des dispositifs dexonération de charges
ou daides diverses supporte un coût du travail denviron
1 000 € par mois pour une personne rémunérée
au SMIC (compte tenu des exonérations et de la prime à
lexport). Ce coût du travail est de 220 € à
lIle Maurice, 34 € à Madagascar et seulement 14
€ à Cuba (destination touristique directement concurrente
de la Guadeloupe).Les Départements dOutre-Mer cumulent
ce handicap du coût du travail avec celui de léloignement,
un niveau moyen de qualification moins élevé quen
métropole (en Guadeloupe pour 66% des chômeurs, le
diplôme le plus élevé est le certificat détudes
primaires et 54% nont aucun diplôme ). La loi de programme pour loutre mer du 21 juillet
2003 est venue amplifier le dispositif de soutien à lemploi
avec un allégement renforcé des charges sociales pour
les entreprises qui subissent plus particulièrement les contraintes
liées à léloignement, à linsularité
et à un environnement régional où le coût
du travail est particulièrement bas (tourisme).Mis en place dès 2002, le passeport mobilité
permet également de contribuer à lélévation
du niveau de qualification des jeunes par la formation.- Le Chômage
Le nombre de demandes d'emploi en fin de mois (DEFM) diminue constamment
depuis 1999 (-12,6 %), jusquen milieu dannée
2004 pour ensuite se stabiliser et remonter légèrement.
Il se situe aujourdhui à 24,6 % de la population active.1995 : 44 387 demandeurs d'emploi
1999 : 54 255 demandeurs d'emploi
2002 (septembre) : 47 416 demandeurs d'emploi
2003 (juillet) : 47 404 demandeurs d'emplois
2004 (mai) : 42 439
2005 (août) : 44 988 (soit + 0.9 % par rapport à août
2004Après une période de forte augmentation
au début des années 90, puis de stagnation à
un niveau élevé jusque 1999 (près de 31%),
le chômage a diminué ensuite avec en particulier un
recul de près de 6 points en 4 ans. Cette tendance à
la baisse sest cependant ralentie à partir du second
semestre 2004 et lon constate depuis une légère
augmentation (43.804 demandeurs demploi en mars 2005 contre
43.012 en mars de lannée précédente).
La crise de la banane (qui sest traduite par
215 licenciements déclarés, environ 600 en réalité),
mais également la crise portuaire doctobre à
décembre 2004, nont pas été étrangères
à cette stagnation globale.La situation est par ailleurs contrastée selon
les catégories de demandeurs demplois : amélioration
sagissant des chômeurs de longue durée (baisse
de 2,6% entre déc 2003 et déc 2004), mais en revanche
aggravation pour les jeunes demandeurs demplois (- de 25ans)
dont le nombre passe en un an de 5 600 à 5 900. Le chômage des jeunes (de la classe 16
25, car la situation des 26 30 est nettement meilleure) est
à lévidence le point le plus difficile en matière
de politique de lemploi en Guadeloupe. haut de page
Enseignement
En 2004, 10 329 élèves et 32 établissements
scolaires sont classés en zones d'éducation prioritaires
(ZEP), 12 190 élèves et 70 établissements sont
en réseau d'éducation prioritaire (REP) et 2080 élèves
et 5 établissements sont à la fois en REP et en ZEP.
Les zones d'éducation prioritaires sont situées dans
les zones urbaines ou périurbaines qui connaissent des difficultés
liées à leur environnement culturel, social et économique.
Saint-Martin constitue une ZEP d'un type très particulier
à dimension linguistique forte : les natifs de l'île
sont de langue anglaise, de nombreux immigrants définitifs
ou temporaires sont hispanophones ou créolophones, des enfants
de saisonniers venus de métropole viennent s'ajouter en cours
d'année. Toutes les écoles et tous les établissements
en ZEP peuvent se constituer en Réseau d'Education Prioritaire
(REP). Ce réseau est ouvert également à d'autres
établissements qui voudront mutualiser leurs ressources pédagogiques
et éducatives pour mieux faire face à certaines difficultés.
Lenseignement en Guadeloupe est le même quen métropole
et suit un calendrier identique. En 2005, L'Académie de Guadeloupe
comptait 117 686 élèves, toutes classes confondues,
encadrés par 7 565 enseignants dans 443 établissements
: 134 écoles maternelles, 219 écoles élémentaires,
52 collèges et 43 lycées (3 lycées techniques,
13 lycées généraux et techniques, 16 lycées
professionnels et 6 lycées polyvalents) ainsi que 5 168 étudiants
(3 508 en 1er cycle, 1 047 en 2ème cycle et 613 en 3ème
cycle).
En savoir plus :
Académie de la Guadeloupe
Université des Antilles-Guyane haut de page
Environnement
Lenvironnement de la Guadeloupe offre une très
grande diversité de sites remarquables que ce soit sur le
plan terrestre ou maritime. Certains bénéficient dune
protection exceptionnelle comme le volcan de la Soufrière
et la partie haute de la Basse-Terre, partie intégrante du
parc naturel de la Guadeloupe (soit 17.400 ha plus 16.200 ha en
zone périphérique) ou bien encore le Grand-Cul-de-Sac-Marin
(3.706 ha) au débouché nord de la rivière Salée,
géré en tant que réserve naturelle par le parc
national. La Guadeloupe compte quatre réserves naturelles
: - Réserve naturelle du Grand-Cul-de-Sac-Marin
(3.706 ha) ;
- Réserve naturelle de Saint-Barthélémy (1.200
ha) ;
- Réserve naturelle des îles de la Petite-Terre (La
Désirade) dune superficie de 990 ha dont un peu plus
de 140 ha pour la partie terrestre (créée en 1998)
;
- Réserve naturelle de Saint-Martin (3.060 ha) située
dans la partie nord-est de lîle (créée
en 1998).
Le classement du Grand-Cul-de-Sac-Marin sur la liste des zones humides
dimportance internationale de la convention RAMSAR a été
proposé en 1994 par la France.
Le conservatoire du littoral a acquis les espaces parmi les plus
remarquables du littoral comme la Pointe des Châteaux (10
ha), aujourdhui en voie de classement au niveau national,
les Monts Caraïbes (3 ha), les îles de la Petite-Terre
(80 ha), la Pointe à Bacchus (41 ha), Saragot (5 ha) et Grand-Ilet
aux Saintes (45 ha).
Des projets de réserves naturelles ou dacquisitions
du conservatoire du littoral sont aujourdhui en cours de développement
dans les dépendances en particulier à Marie-Galante
et aux Saintes. Il faut mentionner lobservatoire volcanologique
de la Soufrière, lIRD (actif dans le domaine de lhydrologie
et équipé dune station de réception satellitaire
ARGOS) et luniversité Antilles-Guyane. La création dun centre dactivités
régional des Antilles-Guyane (associant le parc national
et luniversité) est en cours. Il sera le centre dun
futur réseau despaces protégés dans les
Caraïbes et le support scientifique du programme Environnement
des Nations Unies dans les Caraïbes.
En savoir plus :
Direction Régionale de l'Environnement (DIREN) haut de page
Santé
Léquipement hospitalier (tant public
que privé) est important en Guadeloupe.
Le secteur public offre un centre hospitalier régional et
universitaire à Pointe-à-Pitre, 6 centres hospitaliers
dont un centre hospitalier psychiatrique, 2 hôpitaux locaux,
un foyer départemental de long séjour et un centre
hospitalier de rééducation fonctionnelle.
Chaque commune est dotée dun dispensaire.
Le secteur privé dénombre, quant à lui, 16
cliniques. La situation sanitaire est bonne et on ne relève
aucune maladie tropicale notoire.
Aucune vaccination spécifique nest exigée. haut de page
Social
La sécurité sociale sapplique
comme en métropole en matière dassurance maladie,
daccidents du travail et dassurance vieillesse. La couverture
sociale est la même que dans un département métropolitain.Les allocations familiales sont alignées sur
le niveau métropolitain. Les prestations sociales telles
que lallocation pour jeune enfant et lallocation parentale
déducation ont été également alignées
ou étendues dans les mêmes conditions quen métropole.
Cependant, des mesures spécifiques subsistent :lallocation familiale au premier enfant au-delà
de 3 ans
le complément familial de 3 à 5 ans
la prestation spécifique de restauration scolaire.
Laide sociale (à la famille, aux personnes âgées)
est active et en grande partie décentralisée.
Le taux du SMIC en Guadeloupe est aligné sur celui de la
métropole, ainsi que le Revenu Minimum dInsertion (RMI).
Depuis 1995, un établissement public, lagence
dinsertion, est chargée de piloter le dispositif dinsertion
et de définir le programme départemental dinsertion
et le programme de tâches dutilité sociale. haut de page
Vie culturelle
Microcosme de la région Caraïbes, la
Guadeloupe connaît une vie culturelle très active,
riche dune forte tradition populaire, dune grande vitalité
musicale, artistique et littéraire.
Le paysage porte les témoignages de lhistoire militaire
du Nouveau Monde, de léconomie de lesclavage
dont les vestiges sont autant détapes des circuits
culturels.
Les musées sont aussi dun grand intérêt
comme celui de Schoelcher et de Saint-John Perse à Pointe-à-Pitre,
lécomusée de Marie-Galante à lHabitation
Murat, le musée archéologique du Moule où se
trouve un important site précolombien.
Parmi les lieux de diffusion culturelle, il convient de noter le
Centre des Arts à Pointe-à-Pitre (www.centredesarts.fr)
et ArtChipel-Scène nationale à Basse-Terre, ville
classée dart et dhistoire. haut de page
Dessertes aériennes
et maritimes
La Guadeloupe est reliée par air et mer à
la métropole, à la zone caraïbe, aux Etats-Unis
et à lAmérique du Sud. Parallèlement
à laéroport international Pôle-Caraïbes
de Pointe-à-Pitre, des aéroports secondaires ont été
ouverts à Marie-Galante, La Désirade, aux Saintes
et à Saint-Barthélémy. haut de page
Médias
La presse écrite en Guadeloupe compte un quotidien
régional (France Antilles) et plusieurs périodiques
dont plusieurs organes de groupes et formations politiques. On trouve
aussi les journaux et les magazines édités en métropole.
Le service public de radio-télévision est assuré
sur deux canaux par RFO (Réseau France outre-mer) qui retransmet
des programmes de France Télévision, dArte et
de France 5 et produit des programmes régionaux (résumé
du journal quotidien en créole).
Plusieurs chaînes de télévisions privées
existent sur l'île, notamment "La Une Guadeloupe",
"Canal 10", "Eclair Télévision".
Depuis fin 1998, la télévision par satellite ainsi
que le câble sont accessibles, assurant ainsi une offre de
programmes comparable à celle de la métropole.
Les radios locales privées sont très nombreuses et
témoignent d'une grande vitalité. haut de page
Décalage
horaire
Le décalage horaire est de : - 5 heures en hiver et
6 heures en été.
Exemple : en hiver, lorsquil est midi (12 h 00) à Paris,
il est 7 h 00 du matin à Pointe-à-Pitre. haut de page
Téléphone
Pour joindre le département, composer le 05. 90 + les 6 chiffres
du numéro de votre correspondant. haut de page
Monnaie - Banques
Depuis le 1er janvier 1999, la monnaie légale est leuro.
Toutes les grandes banques sont représentées dans
lîle. haut de page
Animaux domestiques
Limportation danimaux carnivores domestiques dans les
départements doutre-mer est soumise à quelques
précautions sanitaires. Lanimal devra :
impérativement être tatoué ;
disposer dun carnet de santé, des certificats de vaccinations
à jour, dun certificat antirabique datant de plus de
30 jours et ne dépassant pas un an. Texte de références : arrêté
du 29/11/1991 relatif aux conditions et modalités dintroduction
des carnivores domestiques en Corse et dans les départements
doutre-mer (JORF du 10/12/1991). Lintroduction danimaux de compagnie autres
que les carnivores domestiques fait lobjet dune dérogation
générale à la prohibition de tous animaux vertébrés
vivants sur le territoire français, définie par les
avis aux importateurs danimaux vivants non destinés
à la vente et accompagnant leurs propriétaires, dont
vous trouverez la liste ci-après.
Les animaux non destinés à la vente et accompagnant
leurs propriétaires, appartenant aux espèces non reprises
dans ces avis aux importateurs, font lobjet dune dérogation
particulière accordée au cas par cas par les services
vétérinaires des DOM. Avis aux importateurs damphibiens vivants non
destinés à la vente et accompagnant leurs propriétaires
du 1er avril 1998 (JORF du 01/04/1998)
Avis aux importateurs de lapins vivants non destinés à
la vente et accompagnants leurs propriétaires du 1er avril
1998 (JORF du 01/04/1998)
Avis aux importateurs de reptiles non destinés à la
vente et accompagnant leurs propriétaires du 24 août
1994 (JORF du 24/08/1994)
Avis aux importateurs de rongeurs domestiques de compagnie du 24
août 1994 (JORF du 24/08/1994)
Avis aux importateurs de poissons vivants du 23 avril 1987 (JORF
du 23/04/1987)
Avis aux importateurs doiseaux de volière vivants du
31 octobre 1981 (JORF du 31/10/1981) Contacts utiles :
Pour de plus amples informations, prenez contact avec la direction
des services vétérinaires de votre département
bien avant votre départ. Direction des services vétérinaires
de la Guadeloupe
Jardin Botanique
97169 Basse-Terre cedex
Téléphone : 05. 90. 99. 09. 19
Fax : 05. 90. 99. 09. 20 Antenne de Pointe-à-Pitre
Jardin d'Essais
97139 Les Abymes
Téléphone : 05.90.21.57.76
Fax : 05.90.90.23.41haut de page